Comment présenter un dossier complet
Acheminer les documents dans les plus brefs délais au secrétariat du Centre québécois d’expertise en implant cochléaire à L'Hôtel-Dieu de Québec :
-
Audiogramme récent (datant de moins de 12 mois) avec identification de la parole à chaque oreille (si possible réalisé avec du matériel enregistré).
-
Audiogrammes antérieurs (démontrant le caractère évolutif ou stable de la perte auditive).
-
Rapports en audiologie.
-
Demande d'opinion professionnelle sur l'appareillage auditif (en ligne et version papier), avec mesures de vérification de l'ajustement datant de moins d'un an.
-
Rapports en orthophonie (s’il y a lieu).
-
Rapports en psychologie ou travail social (s’il y a lieu).
-
Tous les autres rapports jugés pertinents à la prise de décision (ex. : ergothérapie, physiothérapie, neurologie, psychiatrie, etc.).
-
Liste des médicaments.

Critères de priorisation
Pour plus d'informations sur les critères de priorisation, cliquer ici.

Pour les enfants

Enfants avec autres déficiences
-
Évalués de façon plus complète par le Centre d’expertise et/ou les intervenants de la région d’origine.
-
Au besoin, des évaluations complémentaires sont demandées en pédopsychiatrie, neurologie, neuropsychologie, ergothérapie, etc.
-
Parfois, la décision est reportée afin de mieux évaluer le développement ou le fonctionnement réel.

Position de l’équipe par rapport à l’évaluation des candidats présentant une neuropathie auditive
Le profil auditif aux deux oreilles doit être clairement documenté :
-
Potentiel évoqué auditif (avec vérification de la présence d’une microphonique cochléaire).
-
Émissions oto-acoustiques.
-
Seuils de détection sous écouteurs insérés.
Selon le degré de la perte auditive, l'essai d’appareils auditifs pourrait être recommandé afin de documenter les bénéfices apportés par l’amplification.
Voici ce qui est à documenter :
-
En audiologie :
-
Habiletés auditives avec et sans appareil auditif.
-
Habiletés auditives dans le silence et dans le bruit.
-
Fonctionnement au quotidien et en thérapie.
-
En orthophonie :
-
Portez attention aux vocalisations.
-
Évaluations ponctuelles de la progression orale comparativement à celle visuelle (gestes naturels, expressions, signes).
Une imagerie par résonance magnétique sera demandée pour visualiser l’entrée du nerf auditif au tronc cérébral.
Étant donné la possibilité d’une amélioration de la synchronie auditive dans la première année de vie pour un trouble du spectre de la neuropathie auditive qui est associée à une complication néonatale (ex : hyperbilirubinémie), l’équipe recommande de reprendre le PEATC ou de refaire une évaluation behaviorale en cabine à l'âge de ≥ 12 mois.
-
Si l’enfant rencontre tous les autres critères d’acceptation après évaluation par l’équipe, une acceptation conditionnelle pourrait être faite afin d’éviter d’induire des délais, mais en s’assurant d’avoir l’information avant la chirurgie.

État psychologique précaire, problème de santé mentale ou autres problématiques
-
Le candidat ne doit pas présenter un trouble sévère de santé mentale ou autre susceptible de l’empêcher d’utiliser l’implant cochléaire de façon efficace.
-
Des évaluations complémentaires peuvent être demandées en psychiatrie ou en neuropsychologie.
-
Pour ces personnes, il faut porter une attention particulière à leur motivation et mettre en place des éléments de soutien suffisants.
-
N'hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des informations complémentaires si jugé nécessaire.

Documentation remise lors de l'évaluation
Depuis 2012 au Québec, l’implantation bilatérale est maintenant financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux, selon certains critères et en nombre restreint. Le Centre québécois d’expertise en implant cochléaire (CQEIC) doit donc établir des priorités parmi les demandes reçues pour l’implantation bilatérale.
Le CQEIC recommande 2 chirurgies séquentielles pour l’implantation bilatérale. Ces 2 chirurgies peuvent aussi se faire de façon simultanée, surtout dans le cas de méningite.
Pour plus d'information sur les bénéfices potentiels, les limites et les facteurs à considérer, cliquer ici.

Candidats non admissibles
L’implantation bilatérale ne convient pas à tous. En se basant sur l’expérience clinique et les recherches actuelles, le CQEIC a déterminé que les personnes présentant les caractéristiques suivantes ne sont pas considérées comme candidats pour recevoir un deuxième implant pour le moment :
-
Les personnes âgées de plus de 70 ans en raison, entre autres, d’un risque de trouble d’équilibre trop important.
-
Les enfants de plus de 13 ans présentant une surdité profonde de naissance jamais appareillée à l’oreille non implantée.
-
Les adultes dont l’oreille non implantée présente une surdité profonde qui n’a pas été appareillée depuis plus de 30 ans.
-
Les personnes qui présentent un trouble d’équilibre permanent.

Pour présenter un dossier pour un deuxième implant:
-
Faire une demande en envoyant le coupon-réponse (en ligne ou version papier français/anglais).
-
Vous devez transmettre les rapports d’évaluation les plus récents dans les disciplines suivantes (si la personne a bénéficié d’une consultation ou d’un suivi):
-
Rapport audiologique (évaluation des habiletés auditives).
-
Audiogramme (datant de moins de 12 mois) à l’oreille non implantée.
-
Rapport orthophonique.
-
Rapport psychologique.
-
Rapport de toute autre évaluation complémentaire jugée pertinente.
-
Demande d'opinion professionnelle sur l'appareillage auditif complétée par l'audiologiste ou l'audioprothésiste, si la personne porte un appareil auditif à l'oreille non implantée (en ligne ou version papier)
-
Une copie des rapports doit être expédiée à chacun des établissements

Quelles seront les étapes par la suite?
-
Après réception du dossier complet, nous pourrons analyser la demande.
-
Si toutes les informations nécessaires sont présentes, nous contacterons la personne dès que possible pour convenir d’une date de rendez-vous en tenant compte des priorités que nous avons établies.
-
La personne devra alors se présenter à L'Hôtel-Dieu de Québec et à l’IRDPQ, site St-Louis pour y rencontrer les intervenants des différentes disciplines.
-
Elle devra aussi subir des examens médicaux (ex. : examen radiologique, test de vertiges si réalisable en fonction de l'âge, autres).
-
Nous serons alors plus en mesure de nous prononcer sur la faisabilité d’une deuxième implantation et sur le pronostic.
Implantation cochléaire et surdité unilatérale (à une seule oreille)
Depuis février 2022, le Centre québécois d'expertise en implant cochléaire a intégré la surdité unilatérale pédiatrique à ses critères de référence.
Tous les adultes ayant une surdité unilatérale doivent obligatoirement avoir complété un processus de réadaptation avant d'être considérés pour une évaluation pour un implant cochléaire.
-
L’implant cochléaire doit être envisagé uniquement lorsque toutes les autres options d’intervention pour la surdité unilatérale ont été explorées et jugées insuffisantes. Le processus de réadaptation devient ainsi une étape incontournable, visant à référer au PQIC uniquement les usagers dont les difficultés persistent malgré les interventions offertes.
-
L’implant cochléaire constitue la dernière option clinique à considérer.
-
Seules les références provenant des audiologistes en réadaptation seront acceptées.