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Gastroentérologie

Maladie inflammatoire de l’intestin

Description

La maladie inflammatoire de l'intestin (MII) est un trouble inflammatoire chronique de l'intestin sans cause identifiable (telle une infection). Il semblerait que ce trouble résulte d'un système immunitaire anormalement actif qui réagit aux aliments, aux bactéries et à d'autres contenus du tractus gastro-intestinal. Cette réaction immunitaire anormale provoque une inflammation persistante et des lésions intestinales.
 

Les MII sont des affections chroniques, c’est-à-dire qui nécessitent une prise en charge à long terme, avec des périodes aiguës de maladie, ainsi que des périodes de rémissions tout au long de la vie du patient.

 

Les maladies inflammatoires de l’intestin comprennent deux troubles chroniques distincts:

  1. La maladie de Crohn

  2. La colite ulcéreuse


Pour avoir un diagnostic précis, plusieurs examens peuvent être demandés comme

  • des tests sanguins

  • des analyses de selles

  • des radiographies

  • une endoscopie du tube digestif supérieur et inférieur  

Cause et prévention

La cause des maladies inflammatoires de l’intestin est inconnue.

Certains soutiennent que différents facteurs environnementaux, tels que des agents infectieux, les habitudes alimentaires, les toxines environnementales, etc. favorisent l’apparition de la maladie chez les personnes prédisposées.

 

Alimentation

Il n’y a pas de données scientifiques qui démontrent que la maladie inflammatoire de l’intestin peut être traitée uniquement par l’alimentation, il est donc important de poursuivre votre médication prescrite.

Cependant, l’alimentation peut diminuer les symptômes digestifs incommodants. Nous vous suggérons d’introduire certains aliments aux propriétés anti-inflammatoires, ceci pourrait contribuer au maintien et au contrôle de la maladie :

  • Ayez une alimentation riche en oméga-3 (2 à 3 portions de poissons gras par semaine, tel que 100g de saumon, sardine, maquereau, hareng et truite).

  • Si vous avez une allergie au poisson ou que vous n’aimez pas ça, il est recommandé de prendre des suppléments d’omega-3. Votre pharmacien ou l'équipe traitante pourra vous conseiller sur le dosage qui vous convient. 

  • Si toléré, incorporez régulièrement le curcuma, l’ail, le gingembre, l’oignon et les fines herbes.

  • Cuisinez avec de l’huile d’olive extra-vierge.

Lors de votre épicerie, afin de faire des choix santé, lisez les étiquettes. Si la liste d’ingrédients est longue et contient beaucoup d’additifs, optez alors pour un autre produit.
 
Limitez votre consommation d’alcool car elle peut entrainer une prise de poids et augmente le travail de votre foie. Elle est aussi associée à une augmentation des risques de plusieurs cancers. 

Consultez les pages des différentes conditions pour avoir plus d'informations sur le régime approprié.

 

Dosage de calpotrectine fécale

Le dosage de calprotectine fécale est utile chez les personnes atteintes d’une MII.

  • Selon le résultat, votre médecin peut surveiller l’activité de la maladie, la réponse au traitement et détecter une récidive de la MII.

  • Le prélèvement d’un échantillon de selles peut se faire chez vous.

    • Il est préférable de faire le prélèvement la première fois où vous allez à la selle dans la journée.

    • Le prélèvement doit être conservé au frigo jusqu’au centre de prélèvements/ analyse.

  • Il est souhaitable de faire le prélèvement lorsque l’état général de santé est bon.

    • La prise de médicaments (notamment: ibuprofène, anti-inflammatoire non stéroïdien et inhibiteurs de la pompe à protons) peut fausser les résultats.

    • La présence d’une infection (infection des voies respiratoires, gastroentérite) peut également fausser les résultats. 

 

Interaction médicamenteuse

Vérifiez avec votre pharmacien si certaines restrictions peuvent s’appliquer pour la prise d’anti-inflammatoires selon le traitement. Votre enfant ne peut pas prendre d’anti-inflammatoire non stéroïdien car cela peut avoir comme effet d’augmenter l’inflammation du colon. 
 

Conseils alimentaires lors de crises

Cette liste non exhaustive est à titre informatif. Elle peut être modifiée selon vos conditions médicales et les consignes de votre médecin ou de votre nutritionniste. Demandez-leur une évaluation personnalisée au besoin. 

Les choix alimentaires dépendent toujours de la tolérance de chaque patient aux aliments.
 

Aliments mieux tolérés (à privilégier lors de crise)

Pains et céréales faibles en fibres (faits de farine blanche)

  • Pain blanc, bagel blanc

  • Céréales de type Rice Krispies®, Corn Flakes®, Spécial K®

  • Gruau à cuisson rapide

  • Pâtes alimentaires de farine blanche

  • Riz blanc

  • Biscottes, biscuits soda, toasts melba

  • Riz soufflé

 

Fruits sans pelure, ni membrane, ni graines

  • Pêches et poires en conserve

  • Pommes cuites ou en compote

  • Bananes

  • Avocats

  • Tous les jus sans pulpe

  • Gelée de fruits au lieu de confiture

 

Légumes cuits ou en conserve sans pelure, membrane, ou graines

  • Carottes cuites

  • Betteraves cuites

  • Pommes de terre, patates douces, sans pelure

  • Aubergines, courges et courgettes cuites

  • Pointes d’asperges cuites

  • Tomates en conserve ou pelées et épépinées

  • Jus de tomate ou de légumes non épicé 


Produits laitiers

  • Lait,

  • ​Crème sûre

  • Fromage

  • Pudding

  • Yogourt ou crème glacée sans fruits ou noix 

 

Viandes et substituts

  • Toutes les viandes tendres (bœuf, veau, porc, jambon, abats)

  • Volaille sans peau (dinde, poulet)

  • Poissons et crustacés cuits peu épicés

  • Œufs

  • Tofu ou lait de soya

  • Beurre d’arachide crémeux

Conseils lors d'une rémission

Lorsque votre maladie inflammatoire de l'intestin (MII) est en rémission, il est conseillé d'adopter de bonnes habitudes alimentaires.

 

Quoi boire ?
  • De l’eau en abondance : buvez au moins 6 verres d’eau par jour. Pour rendre votre consommation agréable vous pouvez ajouter des petits fruits ou des feuilles de menthe.

  • Privilégiez le thé vert plutôt que le café.

  • Limitez la consommation de jus.

  • Évitez les boissons gazeuses et énergisantes.

  • Choisissez le lait faible en gras (sans lactose si intolérance) ou boissons végétales enrichies en vitamine D (soya, amande, etc.).

 

Quoi manger ?

Protéines

  • Privilégiez les protéines végétales et les protéines animales faibles en gras tels que le tofu, les légumineuses, le poisson, les oeufs et le poulet.

  • Consommez au moins 2 repas de poissons gras par semaine, ex: saumon, truite.

  • Limitez la viande rouge et toute forme de viande transformée (ex: charcuteries, saucissons, bacon).

  • Introduisez des repas végétariens à base de légumineuses, tofu, tempeh ou noix.

  • Choisissez le yogourt naturel sans additifs.

  • Limitez les fromages à haute teneur en matières grasses ( > 20% m.g.)

 

Glucides... (sucre)

  • Choisissez des produits céréaliers à grains entiers tels que pâtes de blé, pain blé entier.

  • Évitez les produits transformés riches en sucres ou qui contiennent des édulcorants (faux sucres) comme l’aspartame et le sucralose.

  • Consommez en abondance des fruits et légumes colorés et variés.

  • Plutôt qu’un dessert plus sucré, optez pour du chocolat noir avec minimum de 70% de cacao.

 

Lipides... (gras)

  • Utilisez l’huile d’olive ou de canola comme source principale de matière grasse.

  • Essayez de remplacer la mayonnaise par de la purée d’avocat.

Santé, bien-être et développement

La prise en charge d’une MII diffère pour chaque patient et dépend de plusieurs facteurs, dont le diagnostic, la gravité des symptômes de la maladie, l’étendue de la maladie (la partie de l’intestin touchée) et l’âge du patient. Le plan de traitement sera alors personnalisé selon chaque cas.

 

Les objectifs du traitement sont :

  • de maîtriser le processus inflammatoire

  • d’atténuer ou d’éliminer les manifestations cliniques

  • d’obtenir une rémission à long terme

  • de favoriser une croissance et un développement normaux

  • de permettre un mode de vie aussi normal que possible.

Les personnes ayant une MII sont souvent traitées par médication qui vise à réduire l’inflammation et à diminuer les symptômes de la maladie. Il faut donc administrer les doses de médicament prescrit selon votre équipe traitante.
 

Également, il est important de maintenir un régime alimentaire adéquat. Un suivi en nutrition pourra vous être utile selon les recommandations de votre équipe traitante.


Il existe des traitements chirurgicaux pour les MII qui visent à soulager les symptôme et à donner un répit à l'intestin. Ils varient selon les sites touchés par l'inflammation et les dommages causés. Si un chirurgie est nécessaire, l'équipe traitante partagera l'ensemble de l'information requise au moment venu. 

 

Vaccination

Vaccins de l'enfant

Le nourrisson peut recevoir les vaccins recommandés par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), même si la mère est atteinte d'une MII.

Cependant, une restriction s’applique aux nourrissons ayant été exposés aux agents biologiques durant la grossesse : comme ils traversent la barrière placentaire, une légère immunosuppression peut en résulter.
Pour cette raison, votre enfant ne doit pas recevoir de vaccins VIVANTS avant l’âge de 6-9 mois.

Les deux vaccins concernés sont :

  • Le vaccin contre le Rotavirus

  • ​La formule intranasale du vaccin contre la grippe. 

Vote équipe traitante saura vous soutenir dans ce processus au besoin.

 

Vaccin de la rougeole, rubéole ou oreillon chez la maman

Il est possible qu’on vous offre le rappel du vaccin de la rougeole/rubéole/oreillon (RRO) à l’hôpital.

Avant de recevoir un vaccin, vous devez en discuter avec votre gastroentérologue traitant ou l’infirmière spécialisée en maladie inflammatoire. Certains traitements pour la MII empêchent de recevoir les vaccins vivants comme celui pour la RRO.


 

Grossesse

Il est important de planifier ce projet et de discuter à l’avance avec votre équipe traitante de votre désir de grossesse.

Le meilleur moment pour entamer une grossesse est lorsque la maladie est stable depuis quelques mois. Une maladie stable risque peu de se détériorer pendant la grossesse.

  • Si vous êtes en crise, le risque que la maladie reste active pendant la grossesse est plus élevé.

  • Les études démontrent qu’une MII active pendant la grossesse augmente les risques d’avoir un bébé de petit poids à la naissance, d’avortement spontané et d’accouchement prématuré. Considérant ces risques, il est préférable d’éviter une grossesse lorsque vous êtes en crise ou qu’un nouveau traitement vient d’être débuté. 

 

Risques des médicaments sur le foetus et l'allaitement

Généralement, les risques sont très faible pour le foetus. C'est davantage la maladie active qui est dommageable pour vous et votre bébé, plutôt que les médicaments que vous prenez pour la contrôler. 

C'est de même pour l'allaitement. 
 

Médicaments et risques sur le foetus 

Risque faible

  • 5-aminosalycilates (5-ASA) 

  • Corticostéroïdes (prednisone)

  • Budésonide (Entocort)

  • Thiopurines
    Agents biologiques


Interdit

  • Methotrexate


Inconnu
Tofa

 
Médicaments et risques pour l'allaitement
 

Césarienne

Afin de prévoir l’accouchement, de déterminer le suivi adapté à votre condition et pour vous permettre de poser vos questions, il est fortement suggéré d’être évaluée et suivie en clinique de grossesse à risque.

En présence d’une maladie active qui atteint la région périanale ou rectale, ou dans le cas d’une anastomose iléo-anale, une césarienne est généralement recommandée. Votre gastroentérologue, votre obstétricien et votre chirurgien colorectal collaborent ensemble pour prendre les meilleures décisions avec vous. 
 

​Risque de MII chez l'enfant

  • Si un parent est atteint d’une MII, le risque que l’enfant développe une maladie de Crohn au cours de sa vie est d’environ 5 %.

  • Ce risque est de 1 à 2 % pour la colite ulcéreuse.

  • Si les deux parents souffrent d’une MII, l’enfant a environ 30 % de risque de développer une MII durant sa vie. 

Quand consultez ?

Contactez l’infirmière de gastroentérologie pédiatrique si votre enfant a les symptômes suivants afin de recevoir le traitement médical approprié.

  • Diarrhée ou augmentation significative des selles

    • Présence de sang ou de mucus dans les selles

  • Perte de poids

  • Perte d’appétit

  • Fièvre

  • Douleurs abdominales

ou dans les situations suivantes:

  • Chirurgie prévue

  • Prise d’antibiotiques et/ou infection active