La prise en charge d’une MII diffère pour chaque patient et dépend de plusieurs facteurs, dont le diagnostic, la gravité des symptômes de la maladie, l’étendue de la maladie (la partie de l’intestin touchée) et l’âge du patient. Le plan de traitement sera alors personnalisé selon chaque cas.
Les objectifs du traitement sont :
-
de maîtriser le processus inflammatoire
-
d’atténuer ou d’éliminer les manifestations cliniques
-
d’obtenir une rémission à long terme
-
de favoriser une croissance et un développement normaux
-
de permettre un mode de vie aussi normal que possible.
Les personnes ayant une MII sont souvent traitées par médication qui vise à réduire l’inflammation et à diminuer les symptômes de la maladie. Il faut donc administrer les doses de médicament prescrit selon votre équipe traitante.
Également, il est important de maintenir un régime alimentaire adéquat. Un suivi en nutrition pourra vous être utile selon les recommandations de votre équipe traitante.
Il existe des traitements chirurgicaux pour les MII qui visent à soulager les symptôme et à donner un répit à l'intestin. Ils varient selon les sites touchés par l'inflammation et les dommages causés. Si un chirurgie est nécessaire, l'équipe traitante partagera l'ensemble de l'information requise au moment venu.
Vaccination
Vaccins de l'enfant
Le nourrisson peut recevoir les vaccins recommandés par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), même si la mère est atteinte d'une MII.
Cependant, une restriction s’applique aux nourrissons ayant été exposés aux agents biologiques durant la grossesse : comme ils traversent la barrière placentaire, une légère immunosuppression peut en résulter.
Pour cette raison, votre enfant ne doit pas recevoir de vaccins VIVANTS avant l’âge de 6-9 mois.
Les deux vaccins concernés sont :
Vote équipe traitante saura vous soutenir dans ce processus au besoin.
Vaccin de la rougeole, rubéole ou oreillon chez la maman
Il est possible qu’on vous offre le rappel du vaccin de la rougeole/rubéole/oreillon (RRO) à l’hôpital.
Avant de recevoir un vaccin, vous devez en discuter avec votre gastroentérologue traitant ou l’infirmière spécialisée en maladie inflammatoire. Certains traitements pour la MII empêchent de recevoir les vaccins vivants comme celui pour la RRO.
Grossesse
Il est important de planifier ce projet et de discuter à l’avance avec votre équipe traitante de votre désir de grossesse.
Le meilleur moment pour entamer une grossesse est lorsque la maladie est stable depuis quelques mois. Une maladie stable risque peu de se détériorer pendant la grossesse.
-
Si vous êtes en crise, le risque que la maladie reste active pendant la grossesse est plus élevé.
-
Les études démontrent qu’une MII active pendant la grossesse augmente les risques d’avoir un bébé de petit poids à la naissance, d’avortement spontané et d’accouchement prématuré. Considérant ces risques, il est préférable d’éviter une grossesse lorsque vous êtes en crise ou qu’un nouveau traitement vient d’être débuté.
Risques des médicaments sur le foetus et l'allaitement
Généralement, les risques sont très faible pour le foetus. C'est davantage la maladie active qui est dommageable pour vous et votre bébé, plutôt que les médicaments que vous prenez pour la contrôler.
C'est de même pour l'allaitement.
Médicaments et risques sur le foetus
Risque faible
-
5-aminosalycilates (5-ASA)
-
Corticostéroïdes (prednisone)
-
Budésonide (Entocort)
-
Thiopurines
Agents biologiques
Interdit
Inconnu
Tofa
Médicaments et risques pour l'allaitement
Césarienne
Afin de prévoir l’accouchement, de déterminer le suivi adapté à votre condition et pour vous permettre de poser vos questions, il est fortement suggéré d’être évaluée et suivie en clinique de grossesse à risque.
En présence d’une maladie active qui atteint la région périanale ou rectale, ou dans le cas d’une anastomose iléo-anale, une césarienne est généralement recommandée. Votre gastroentérologue, votre obstétricien et votre chirurgien colorectal collaborent ensemble pour prendre les meilleures décisions avec vous.
Risque de MII chez l'enfant
-
Si un parent est atteint d’une MII, le risque que l’enfant développe une maladie de Crohn au cours de sa vie est d’environ 5 %.
-
Ce risque est de 1 à 2 % pour la colite ulcéreuse.
-
Si les deux parents souffrent d’une MII, l’enfant a environ 30 % de risque de développer une MII durant sa vie.
Quand consultez ?
Contactez l’infirmière de gastroentérologie pédiatrique si votre enfant a les symptômes suivants afin de recevoir le traitement médical approprié.
ou dans les situations suivantes: