L’annonce claire du diagnostic de Trouble neurologique fonctionnel (TNF) est une étape clé du traitement. Le TNF n’est pas un diagnostic d’exclusion et il importe de mentionner que les erreurs diagnostiques sont rares. Une bonne communication permet d’amorcer le traitement, de réduire la stigmatisation et d’aider le patient à se sentir compris, soutenu et à mieux accepter sa condition.
Stratégie d’annonce en 5 étapes
1. Nommer clairement et expliquer simplement le diagnostic
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«Vous avez ce qu’on appelle un trouble neurologique fonctionnel.»
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Expliquer qu’il s’agit d’un trouble du fonctionnement du cerveau, sans lésion structurelle, qui entraîne des symptômes réels et invalidants.
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Utiliser une analogie (exemple : chef d’orchestre).
Plus le diagnostic est posé tôt, plus il est possible d’agir efficacement et de prévenir les complications durables.

2. Expliquer avec clarté pourquoi le diagnostic est posé
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Mentionner, selon la situation, les résultats d’examens qui sont normaux.
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Souligner que les symptômes sont involontaires et bien réels.
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Expliquer les signes positifs à l’examen qui permettent de confirmer le diagnostic.
Il ne s’agit pas d’un diagnostic d’exclusion.
Expliquer les signes positifs au patient favorise la compréhension et la confiance envers le diagnostic, sans nuire à l’évaluation, puisqu’il ne s’agit pas d’un trouble feint.

3. Donner des messages rassurants et porteurs d’espoir vis-à-vis du pronostic
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Rassurer quant à l’absence de lésion structurelle irréversible.
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Le TNF peut s’améliorer, voire guérir, avec un traitement adapté, si le patient l’accepte.
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Des traitements efficaces existent.
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Encourager l’auto-prise en charge (éducation sur le TNF) et la reprise progressive des activités.

4. Présenter le plan de traitement multidisciplinaire individualisé
Choisir les interventions pertinentes selon le niveau d’acceptation du diagnostic par le patient.
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Psychiatres et psychothérapeutes
Comprendre les facteurs contributifs (prédisposants, précipitants et perpétuants), identifier une affection psychologique concomitante, accompagner l’acceptation du diagnostic et proposer une psychothérapie au besoin.
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Réadaptation physique dédiée
(physiothérapeutes, kinésiologues, ergothérapeutes, orthophonistes, etc.)
Réapprendre les mouvements, reprendre le contrôle moteur et prévenir le déconditionnement pour optimiser la fonction.
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Mentionner qu’il n’y a pas de médicament indiqué pour le TNF et que, dans certains cas, la médication peut nuire à la réadaptation.

5. Offrir des ressources concrètes
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Remettre la brochure psychoéducative du CHU de Québec-Université Laval.
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Planifier un suivi post-diagnostic pour rassurer le patient et éviter la multiplication des consultations ou des examens excessifs en attendant la prise en charge thérapeutique.

Ressources pour professionnels pour mieux communiquer le diagnostic
Articles utiles
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Hingray, C., et al. (2014). Dossier : crises psychogènes non épileptiques.
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Stone, J., & Edwards, M. (2012). Trick or treat? Showing patients with functional (psychogenic) motor symptoms their physical signs. Neurology, 79(3), 282-284.
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Patron, V., & Bermeo-Ovalle, A. C. (2025). A Multidisciplinary Approach to Nonepileptic Events. CONTINUUM: Lifelong Learning in Neurology, 31(1), 187-213.
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Aybek, S., & Perez, D. L. (2022). Diagnosis and management of functional neurological disorder. bmj, 376.