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Récits de l’Hôpital du Saint-Sacrement


L’Hôpital du Saint-Sacrement

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le père Auguste Pelletier, fondateur et premier curé de la paroisse du Très-Saint-Sacrement, déplore que la Haute-Ville ne dispose que d’un seul hôpital, L’Hôtel-Dieu de QuébecCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., alors que les besoins ne cessent de s’accroître à l’ouest du cœur historique de Québec. Il existe certes l’hôpital Jeffery Hale, mais celui-ci se destine alors essentiellement à la population protestante. 


Au même moment, le docteur Arthur RousseauCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., doyen de la Faculté de médecine de l’Université Laval, souhaite doter l’institution d’enseignement d’un hôpital universitaire. Dès 1922, les deux hommes œuvrent donc de concert, en collaboration avec des notables de la ville, pour mettre sur pied un hôpital qui, selon l’intention initiale, sera pris en charge par les Augustines de L’Hôtel-Dieu de QuébecCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

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Or, la construction est plus complexe que prévu et les Augustines se retirent rapidement du projet. C’est alors que les Sœurs de la Charité de QuébecCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. prennent le relais et deviennent responsables de l’administration du nouvel hôpital, achevé en 1927, sous la direction d’une  organisation laïque.

L’Hôpital du Saint-Sacrement ouvre ainsi officiellement ses portes le 13 décembre 1927, date à laquelle il reçoit sa première patiente. En plus des services de médecine et de chirurgie, il compte une école d’infirmières, des services de radiologie, de physiothérapie, d’ophtalmologie, d’oto-rhino-laryngologie et de pédiatrie, de même que des laboratoires d’anatomopathologie, de bactériologie et de chimie médicale. Le Dr RousseauCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., premier directeur médical de l’établissement, veille à ce que l’hôpital réunisse une équipe de médecins au fait des plus récentes découvertes dans leur domaine respectif et qu’il se dote d’un équipement médical à la fine pointe de la technologie contemporaine. 

En 1936, l’établissement fait face à de sérieuses difficultés financières et, après avoir fonctionné pendant neuf ans sous le contrôle d’un bureau de direction laïque, devient la propriété des Sœurs de la Charité de QuébecCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. Quelques années plus tard, la Deuxième Guerre mondiale ralentit le fonctionnement interne de l’hôpital, alors que de nombreux membres du personnel sont mobilisés à l’étranger ou contribuent à l’effort de guerre

Après ce ralentissement temporaire, la période d’après-guerre est marquée par une forte croissance. L’institution construit un bâtiment moderne destiné à accueillir l’école des infirmières et la résidence du personnel. Elle met aussi sur pied de nouveaux programmes, dont celui de service social médical, le premier à Québec, ainsi que des cliniques neuropsychiatrique, anticancéreuse et du glaucome. 

Outre l’inauguration des pavillons d’Youville et Henri-Pichette en 1960 et 1967, les années 1960 apportent de grands changements d’ordre administratif. En 1962, la Loi sur les hôpitaux fait passer les établissements de santé sous le contrôle de l’État. Dorénavant, chacun d’eux doit obtenir un permis d’exploitation et se conformer à une réglementation administrative préétablie. L’Hôpital du Saint-Sacrement est constitué en personne morale et les Sœurs de la CharitéCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. cèdent la gestion de l’hôpital à une nouvelle organisation. 

Ainsi, en 1968, après avoir été dirigée pendant plus de 40 ans par une religieuse, l’institution voit un premier directeur général laïque, Paul Pleau, en prendre la tête. À la même époque, comme les structures administratives, celles d’enseignement sont remodelées en profondeur, avec notamment l’arrivée du Centre hospitalier universitaireCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et des Cégeps. Une partie des médecins de l’Hôpital du Saint-Sacrement quitte alors les lieux pour participer à l’organisation du nouveau CHUCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. et les aspirantes infirmières sont dirigées vers les Cégeps, avec la fermeture corollaire de l’école des infirmières. 

Au cours des années 1970 et 1980, la modernisation de l’institution se poursuit dans la sphère médicale. De nouveaux centres de recherche et des départements voient le jour. Pensons entre autres au Centre régional d’hématologie (1973), à la Clinique des maladies du sein (1974), au Centre suprarégional pour les grands brûlés de l’est du Québec (1984) et au Laboratoire de culture cutanée (1985) qui se distinguent sur les scènes régionale, nationale et même, dans certains cas, internationale. 

En 1995, l’Hôpital du Saint-Sacrement et l’Hôpital de l’Enfant-JésusCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. sont regroupés pour former le Centre hospitalier affilié universitaire de Québec (CHA), dont la fusion donne naissance au principal centre d’hématologie de l’est du Québec et au principal centre de diagnostic, de traitement, de recherche et d’enseignement sur les maladies du sein. Dans la foulée, plusieurs des fleurons de l’Hôpital du Saint-Sacrement partent vers d’autres établissements de santé. Le département d’hématologie et de greffe osseuse ainsi que le Centre des grands brûlés sont déplacés vers l’Hôpital de l’Enfant-JésusCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., respectivement en 1999 et 2002, alors que le département d’obstétrique-gynécologie est transféré à l’Hôpital Saint-François d’AssiseCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. en 2004. 

En contrepartie, le Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia prend de l’ampleur et le Centre universitaire d’ophtalmologie de Québec arrive à l’Hôpital du Saint-Sacrement autour de 2006. Une nouvelle fusion aura lieu en 2012 entre le CHA et le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) pour former le CHU de Québec. 

Aujourd’hui, les équipes de l’Hôpital du Saint-Sacrement offrent des soins spécialisés et surspécialisés particulièrement en ophtalmologie et en cancer du sein, ainsi que des soins d’urgence. Les activités de recherche fondamentale, clinique et évaluative du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval situées à l’Hôpital du Saint-Sacrement sont axées sur l’ophtalmologie et la sénologie.
 

Extrait de Tremblay-Lamarche, Alex. « La riche histoire de l’Hôpital du Saint-Sacrement ». Québecensia : bulletin de la Société historique de Québec, vol. 38, no 1 (mai 2019), pp. 24-28.


Photo : 03Q_P600S6D1P0130_HSS

Quartier Saint-Sacrement - Chemin Sainte-Foy - Vue éloignée de l'hôpital Saint-Sacrement, 1928, BAnQ Québec, Collection initiale, (03Q,P600,S6,D1,P130), Thaddée Lebel,
https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3121896Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.



Le résumé de ce récit fait partie de la murale Nos origines qui est exposée dans le corridor central de lHôpital du Saint-Sacrement, près des salles d’enseignement.

 

De l’hôpital au front

Près de huit décennies après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la contribution des Canadiens à ce conflit est bien connue, mais celle du personnel médical des hôpitaux canadiens n’a laissé que très peu de traces. 


C’est notamment le cas pour la contribution du personnel de l’Hôpital du Saint-Sacrement, à Québec, dont plusieurs médecins et infirmières sont volontairement partis en Europe pour soigner les blessés dans les installations militaires des Alliés. Leur présence sur le terrain, leur courage et leur dévouement ont contribué au rayonnement de l’Hôpital du Saint-Sacrement sur la scène internationale. 

Par exemple, les lieutenantes infirmières Rose Hamelin, Rose-Alma Caron, Atala Coulombe, Jeannette Vachon, Gabrielle Rossignol et Éva Cayer ainsi que les docteurs Jules Gosselin et Jean de St-Victor sont déployés aux quatre coins du continent européen.

Parmi ces personnes, l’infirmière Coulombe est envoyée à l’Hôpital de Bramshott en Angleterre. Elle y demeure jusqu’en 1943 où, pendant son séjour, elle accueille les soldats et soigne leurs blessures à toute heure de la journée. Atala est d’ailleurs l’une des deux seules Canadiennes-Françaises sur les 90 infirmières que compte l’établissement. Elle sera ensuite réaffectée en Algérie, puis en Italie, suivant la progression des Alliés en Europe. Aujourd’hui, une rue de Cap-Rouge est nommée en son honneur.


Les infirmières Atala Coulombe, Elizabeth Gordon, Nan Prescott, Frances Tetlaw en Algérie, juillet 1943. Atala Coulombe était infirmière à l’Hôpital du Saint-Sacrement.


Pour sa part, le Major Jules Gosselin, assistant au laboratoire d’électroradiologie, part outre-mer en juin 1941 pour occuper le poste de premier radiologiste consultant avec les forces alliées en Angleterre, en Afrique du Nord et en Italie. Au printemps 1945, il est promu lieutenant-colonel du Corps médical de l’armée canadienne. Il assurera la direction et la surveillance des services de radiologie des unités établies en Angleterre et en France jusqu’à la fin de la guerre.

Pendant ce temps, à Québec, un grand nombre de médecins et d’infirmières de l’Hôpital du Saint-Sacrement se portent volontaires pour soigner les soldats blessés qui reviennent du front et remplacer le personnel habituel des hôpitaux militaires qui ont été mobilisés. On les retrouve ainsi à l’Hôpital de Valcartier, à l’Hôpital militaire de l’hospice Saint-Charles et à l’Hôpital militaire érigé sur les plaines d’Abraham (aujourd’hui le Musée des Plaines d’Abraham).


À la fin de la guerre, en décembre 1945, l’Hôpital du Saint-Sacrement organise une soirée de reconnaissance pour souligner le retour de ses employés au pays. Dans une allocution, le Dr Joseph-Édouard Morin, bactériologiste-pathologiste responsable des laboratoires de l’hôpital, remercie les invités d’honneur d’avoir « porté si haut et avec tant de dignité le nom de l’Hôpital du Saint-Sacrement dans tout le pays et à l’étranger ». 



Un résumé de ce récit est exposé entre les locaux A1-12 et local A1-14 de lHôpital du Saint-Sacrement.



Photo « Nursing sisters of No.15 Canadian General Hospital, Royal Canadian Army Medical Corps (R.C.A.M.C.), El Arrouch, Algeria, 15 July 1943 » – Lieut. Terry F. Rowe / Canada. Dept. of National Defence / Library and Archives Canada / PA-213771.



Sources
Jobin, Pierre. « Chronique, variétés et nouvelles : promotion du major Jules Gosselin », Laval Médical, vol. 10, no 3 (mars 1945), p. 240.

Morin, J.-Edouard. « Efforts de guerre de l’Hôpital Saint-Sacrement », Allocution prononcée à l’occasion du retour de la guerre des 24 médecins et infirmières de l’Hôpital du Saint-Sacrement, 1945. 

Tremblay-Lamarche, Alex. « Atala Coulombe, infirmière québécoise au front », Cap-aux-Diamants, no 141 (2020), pp. 38-39.

Tremblay-Lamarche, Alex. « Hôpital du Saint-Sacrement pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) », Cap-aux-Diamants, no 140 (hiver 2020), pp. 41-42.