Portrait d’une jeune gestionnaire engagée au cœur de la gestion hospitalière

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Depuis avril 2026, Annick Simard occupe un nouveau poste à L’Hôtel-Dieu de Québec : coordonnatrice chargée de la gestion des lits et du continuum des services, tout en assumant également la fonction de répondante de site. Un tournant majeur pour cette infirmière qui a opté pour un défi professionnel en sortant de sa zone de confort.

Elle a été formée pour contribuer à l’efficacité hospitalière, coordonner les diverses équipes et faciliter un accès idéal aux soins pour les patients. Un rôle qui exige une perspective beaucoup plus vaste de l’hôpital... et qui lui a vite fait comprendre qu’être gestionnaire implique essentiellement de collaborer avec des personnes et d’être au service des personnes.

Avant d’occuper son poste actuel, Annick travaillait comme assistante infirmière-chef à la clinique externe de L’Hôtel-Dieu de Québec. Elle supervisait alors différents départements spécialisés et avait déjà l’habitude d’organiser des activités et de collaborer avec diverses équipes.

« La différence, c’est l’ampleur de ma vision. Je gérais beaucoup les soins ambulatoires, la clinique externe, alors que là, j’ai une vision d’ensemble plus large de l’hôpital et de la fluidité hospitalière, soit la gestion des flux de patients. Aujourd’hui, chaque décision que je prends peut avoir un impact sur les unités, les admissions, les transferts, l’accès aux soins… bref, sur l’ensemble de l’établissement. Ça demande une perspective encore plus globale et beaucoup de coordination. »

Cette différence ne signifie toutefois pas que son ancien rôle était moins important. Les réalités sont simplement différentes.

« Ce n’est pas la même clientèle. À la gestion des lits, on est davantage avec des patients plus à risque et plus complexes. Je parle tous les jours, plusieurs fois par jour, avec l’urgence et les soins intensifs. »
 

Pourquoi avoir accepté ce poste?

Pour Annick, la réponse est simple : « J’avais envie de relever un nouveau défi, de contribuer à l’organisation, mais d’une façon différente, à un autre niveau. C’était aussi une occasion d’utiliser des compétences que j’avais acquises ailleurs et de les mettre à profit dans un autre secteur de l’hôpital. »

Ses premières semaines ont été à la fois intenses et stimulantes. Nouveau rôle, nouveaux partenaires, nouvelles responsabilités : l’apprentissage a été constant.

« J’arrivais dans un rôle qui était complètement nouveau, avec beaucoup d’apprentissage à faire et beaucoup de nouveaux partenaires à rencontrer. »

À cela s’est ajouté un contexte de changement organisationnel qui a rendu son arrivée encore plus exigeante. Annick s’est retrouvée au cœur d’une transformation qui touchait plusieurs secteurs de l’établissement. L’un des éléments qui a le plus marqué Annick depuis son arrivée est justement cette période de changement.

Et cette expérience lui a rapidement enseigné une chose importante : lorsqu’on veut transformer une organisation, les processus ne suffisent pas. « Ça demande de revoir les façons de travailler qui sont déjà établies et, à la limite, parfois de revoir la culture de certaines unités. »

Mais surtout, Annick retient que la réussite d’un changement passe par l’humain. « Il faut prendre le temps de comprendre les réalités des équipes, d’écouter les préoccupations et d’accompagner les gens. »

Cette expérience lui permet ainsi de développer une nouvelle compréhension de la gestion : derrière chaque changement, chaque décision et chaque processus, il y a des personnes qui doivent être accompagnées.

« Ce que je retiens de l’expérience, c’est que la réussite va passer par la collaboration et la confiance. »
 

Un apprentissage constant

Lorsqu’on commence un premier poste de gestion, il peut être facile de croire qu’il faut rapidement avoir toutes les réponses. Pour Annick, c’est tout le contraire.

 « L’un des éléments les plus importants dans mon adaptation a été, sans hésiter, le soutien de mes collègues et des personnes qui m’entourent. J’ai vraiment eu la chance de pouvoir compter sur l’accompagnement de ma directrice, la collaboration de mes collègues gestionnaires et l’expertise des équipes avec lesquelles je travaille quotidiennement. »

Son expérience comme assistante infirmière-chef lui a également servi de point d’ancrage. Même si les responsabilités sont différentes, ses connaissances du milieu médical et son expérience auprès des équipes lui ont permis de mieux comprendre certaines réalités de son nouveau rôle.

Pour poursuivre son développement, Annick bénéficie également de différentes formations destinées aux nouveaux gestionnaires. Elle a notamment accès à des contenus portant sur la gestion des ressources humaines, la paie, les congés, la gestion des conflits et le leadership.

Mais son désir d’apprendre ne s’arrête pas là. Elle est inscrite à une maîtrise en gestion des services de santé et des services sociaux. Elle a choisi de suivre cette formation à temps partiel, à raison d’un cours à la fois, afin de pouvoir concilier ses études et ses responsabilités professionnelles.
 

Des qualités pour bien travailler en équipe

Selon Annick, certaines qualités sont particulièrement importantes lorsqu’on débute en gestion. La première? La capacité d’adaptation. À cela s’ajoutent l’écoute et l’humilité. 

Pour elle, un nouveau gestionnaire doit accepter qu’il n’aura pas toutes les réponses dès le premier jour. Il faut plutôt accepter de progresser avec le temps, s’entourer de collègues et de mentors, rester authentique et surtout, prendre le temps d’écouter. « Être gestionnaire, c’est apprendre continuellement! »

La maîtrise de soi est également essentielle. Un gestionnaire doit parfois composer avec des désaccords, des situations difficiles et des décisions qui ne plaisent pas nécessairement à tout le monde.

Communiquer clairement, demeurer ouvert aux idées des autres, faire preuve de bienveillance, savoir faire confiance aux personnes qui nous entourent et être ouvert aux apprentissages complètent, selon elle, le portrait d’un bon gestionnaire.

Des qualités qui ont toutes un point commun : la capacité de travailler avec les autres.

À une personne qui hésite à accepter un premier poste de gestion, Annick souhaite transmettre un message simple : « C’est normal d’avoir des appréhensions lorsqu’on entreprend quelque chose de nouveau, quand on relève un défi et qu’on apprend quelque chose de nouveau. Mais si vous aimez travailler avec des gens, résoudre des problèmes et contribuer à l’amélioration des services, c’est une expérience qui est extrêmement enrichissante. »

Depuis son arrivée dans ce nouveau rôle, elle constate d’ailleurs qu’elle a beaucoup grandi, autant professionnellement que personnellement.

Si Annick pouvait donner un seul conseil à une personne qui s’apprête à devenir gestionnaire pour la première fois, ce serait de se faire confiance : « On m’a fait confiance plus que je me faisais confiance moi-même. Et il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. »

« Derrière chaque processus, projet ou décision, il y a des personnes. C’est ça qui rend autant le rôle exigeant, mais aussi humain. »

Car au cœur de la gestion hospitalière, derrière les horaires, les décisions, les processus et la coordination des soins, il y a avant tout une réalité humaine.

 


Le Programme d’accueil et d’intégration des cadres

L’entrée en fonction d’un nouveau cadre au CHU est soutenue par un Programme d’accueil et d’intégration des cadres (PAIC) structuré. Celui-ci vise à créer les conditions favorables permettant au nouveau gestionnaire d’être accompagné dans sa transition, de s’approprier pleinement son rôle et de développer un sentiment de confiance, de compétence et d’appartenance à l’organisation.

Le PAIC met à la disposition des cadres une variété de moyens de développement, de ressources et d’outils conçus pour favoriser leur autonomie et leur efficacité dès les premiers mois en fonction. L’objectif est de leur permettre de prendre rapidement leur place, de contribuer avec impact et d’exercer leur leadership dans un environnement propice à leur réussite.
 

Le programme de développement des leaders émergents

Cette volonté d’investir dans le développement professionnel des employés se reflète également dans les nombreuses initiatives offertes au sein de l’organisation, notamment le Programme de développement des leaders émergents (PDLÉ). En misant sur le développement continu des compétences de leadership à toutes les étapes du parcours professionnel, le CHU affirme sa conviction que le potentiel de ses employés constitue l’un de ses plus importants leviers pour améliorer des soins et des services à la population.

Le PDLÉ permet aux employés ayant un intérêt pour la gestion de développer leur plein potentiel, de relever de nouveaux défis et de se préparer à exercer des rôles de leadership.


 


Photo principale : Annick Simard, coordonnatrice chargée de la gestion des lits et du continuum des services à L'Hôtel-Dieu de Québec. Source : Annick Simard.


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Dernière révision du contenu : le 21 septembre 2026

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