La minute linguistique 2.0 – Abréviation, sigle, acronyme ou symbole?

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Voici quelques explications qui, nous l’espérons, vous aideront à faire la différence entre une abréviation, un sigle, un acronyme et un symbole, qui sont si souvent confondus. 


Abréviation 

L’abréviation est la forme réduite d’un mot résultant du retranchement d’une partie des lettres de ce mot. Les sigles et les acronymes sont considérés comme des abréviations. 

Exemples : 

  • boul. pour boulevard (et non blvd) 
     

  • Mme pour madame, Mmes pour mesdames 
     

  • Dr pour docteur, Drs pour docteurs, Dre pour docteure et Dres pour docteures
     

  • M.D. pour Medicinae doctor (et non MD qui signifie « marque déposée ») 
     

  • C. A. pour conseil d’administration (et non CA ou c.a. qui signifient « comptable agréé ») 
     

  • c. c. pour copie conforme (et non cc, c.c. ou CC) 
     

  • p. j. pour pièce jointe ou pièces jointes (et non pj, p.j. ou PJ) 
     

  • 1er pour premier et 1re pour première (et non 1ier ou 1ière) 
     

  • 2e pour deuxième (et non 2ème) 


Il est à noter que les accents et les traits d’union du mot abrégé sont conservés dans l’abréviation. 

Exemples : 

  • c.-à-d. pour c’est-à-dire 
     

  • É.-U. pour États-Unis 


Sigle 

Le sigle est un mot formé par les lettres initiales de plusieurs mots, lesquelles sont toutes prononcées une à une.

Pour des raisons de simplification et d’uniformisation, les sigles s’écrivent sans points abréviatifs. De plus, les majuscules qui composent les sigles ne prennent pas d’accent et l’article qui précède le sigle prend le genre et le nombre du premier mot qui le compose. 

Enfin, les sigles ne prennent pas la marque du pluriel, même si l’article qui les précède est au pluriel. 

Exemples : 

  • Le MSSS
     

  • ​L’UQTR
     

  • Une PME 
     

  • Des CPE
     

  • ​La DQEE


 

L’acronyme 

L’acronyme est un sigle prononcé comme un mot ordinaire. 

Exemples : 

  • CHUL
     

  • PEPS
     

  • OMS 
     

  • Le CHU (et non le C.H.U.), les CHU (et non les CHUS)


L’acronyme peut aussi être un mot formé de syllabes de mots différents. 

Exemples : 

  • COVID-19 (coronavirus disease 2019)
     

  • Sonar (sound navigation and ranging)


 

Le symbole 

Le symbole est un signe représentant une réalité, un élément, une unité de mesure, une opération, etc. 

Il est à noter que les symboles ne prennent pas de point abréviatif et sont invariables (ils ne prennent pas la marque du pluriel).

Exemples : 

  • % pour pourcentage, pourcentages ou pour cent (séparé du chiffre qu’il suit par une espace fine ou un espacement normal : 25 %) 
     

  • $ pour dollar ou dollars (s’écrit après le nombre, dont il est séparé par un espacement : 500 $) 
     

  • © pour Tous droits réservés (« Copyright ») 
     

  • kg pour kilogramme ou kilogrammes (et non Kg ou KG) 
     

  • km pour kilomètre ou kilomètres (et non : Km, kM, KM) 
     

  • ml pour millilitre ou millilitres
     

  • oC pour degré Celsius ou degrés Celsius
     

  • H2O pour eau 
     

  • km/h pour kilomètre par heure ou kilomètres par heure (et non kilomètre/heure) 


 


Parce que le français est une langue remplie de subtilités et parce que cette chronique fait encore parler d’elle des années après la fin de sa publication, Le Chuchoteur a eu envie de faire revivre la populaire chronique « La minute linguistique ».

Créée par Élaine Langlais, spécialiste en procédés administratifs aujourd’hui retraitée, La minute linguistique était une chronique sans prétention qui avait pour but de donner des trucs et des conseils pratiques sur les petites et les grandes questions que le bon usage de la langue française suscite souvent. 

Nous nous sommes permis de reprendre les chroniques, avec l’autorisation de l’auteure, en les mettant à jour lorsque requis et en y ajoutant parfois quelques éléments.

N’hésitez pas à nous faire part de vos questions sur la langue française; nous en ferons le sujet de futures chroniques!

 


Source : 
Office québécois de la langue française, La vitrine linguistique, https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/.


Sources citées dans l’article original : 
De Villers, Marie-Éva, Multidictionnaire des difficultés de la langue française, Montréal, Québec Amérique, 2006. 

Guilloton, Noëlle et Cajolet-Laganière, Hélène, Le français au bureau, Québec, Les Publications du Québec, 2005. 

Office québécoise de la langue française, Banque de dépannage linguistique, http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bdl.html.


 



 


 
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Dernière révision du contenu : le 17 août 2026

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