Je suis un beau grand brûlé

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Mon séjour au CHU m’a sauvé la vie de plusieurs manières. Mais pour comprendre comment je me suis retrouvé là, il faut revenir un peu en arrière.

À cette époque, j’adorais ma job de mécanicien automobile. Je vivais ma vie à fond et j’avais l’impression d’être un super-héros.

À la fin de mes journées de travail, j’étais toujours assez malpropre. J’avais l’habitude de mettre du nettoyant à frein sur ma guenille pour enlever le plus gros. Mais cette journée-là, avec l’humidité extrême, la saleté ne faisait que s’étendre. Je suis donc allé dans la douche.

Le produit s’est accumulé dans l’air et est entré en contact avec la flamme d’une chandelle que j’avais allumée dans ma salle de bain. Ça a fait une explosion.

Ma fille est arrivée du salon en courant. La porte de la salle de bain était arrachée, le plafond était par terre.

Je ne comprenais pas pourquoi elle criait aussi fort. Je n’étais pas conscient de ce qu’elle voyait, je voulais juste l’aider à se calmer. Mon réflexe : appeler ma mère qui habite juste à côté.

À peine entrée dans la maison, elle m’a dit : « Ce n’est pas Maély le problème, c’est toi! On s’en va à l’hôpital. »

Photo des jambes de Mathieu, avec la peau brûlée.

C’est en arrivant à l’urgence que la douleur m’a finalement frappée de plein fouet. Et c’est là que j’ai perdu contact avec la réalité. On m’a transféré de Drummondville vers Québec, à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, où se trouve une équipe spécialisée dans le traitement des grands brûlés.

Je me suis réveillé 18 jours plus tard. Mon corps était brûlé à 80 %. Avec des brûlures aussi importantes, je n’avais pas assez de peau saine pour recouvrir tout mon corps avec des greffes de moi à moi. J’ai donc reçu des greffes de peau cultivée en laboratoire. 

Aujourd’hui, j’aime dire que je suis un beau grand brûlé. Parce que c’est vrai. On voit la différence entre l’autogreffe et la peau construite en laboratoire, qui est élastique et qui cicatrise bien. Elle n’est pas parfaite, mais le plus important : je suis en vie. Ma peau, avec ses imperfections, raconte mon histoire.

Photos montrant la peau greffée sur les bras et les jambes de Mathieu.

Sans les avancées médicales dont j’ai bénéficié, je ne serais pas ici pour vous raconter tout ça. Votre don peut aider d’autres grands brûlés à avoir la même chance que moi : celle de se reconstruire.

Parce que ce n’est pas seulement ma peau qui a changé. Après avoir frôlé la mort, j’ai décidé de vivre autrement. J’ai changé de carrière pour devenir intervenant psychosocial.

Maintenant, je veux aider les gens qui traversent des périodes difficiles.

Photo de la mère de Mathieu avec Mathieu et sa fille.

Je savoure la vie, doucement, avec mes proches. Je suis plus heureux que jamais.

C’est drôle à dire, mais cet accident m’a rendu plus beau, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Merci d’être à mes côtés et, par votre don, de contribuer à changer des vies. 

Image de la signature de Mathieu Houle.



P.-S. Un accident ne prévient jamais. Votre don peut non seulement sauver d’autres vies comme la mienne, mais il donne aussi une chance inestimable de se reconstruire.

 

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Une technologie qui a sauvé Mathieu et qui pourrait en sauver bien d’autres


 
 

C’est ici, à Québec, qu’a été cultivée la peau greffée à Mathieu.

Depuis 40 ans, le CHU développe une expertise unique : cultiver des tissus humains en laboratoire pour aider des patients qui ont peu d’options de traitement.

Au fil des ans, les travaux du Centre de recherche du CHU ont permis de développer de la peau et de la cornée cultivées en laboratoire. Au total, ce sont plus de 300 patients qui ont déjà été traités grâce à ces avancées!

« On pensait que la meilleure peau, c’était celle du patient. Mais à force de recherche et de tests, on a réalisé que la peau produite en laboratoire faisait encore mieux. Elle est plus esthétique, mais surtout plus confortable pour les patients. C’était inespéré. »


Photo de la professeure Lucie Germain.


Maintenant, il faut aller plus loin.

Le Centre de recherche veut augmenter sa capacité de production et continuer à innover pour que davantage de patients puissent en bénéficier.

Objectif : amasser 8 M$ pour ce projet et servir de levier pour débloquer 32 M$ en subventions provinciale et fédérale.

Ce projet permettra de construire de nouvelles salles blanches répondant aux normes de Santé Canada. 


Photo d'une personne travaillant dans une salle blanche.

Avec cet agrandissement, les équipes pourront :

  • améliorer la peau cultivée, entre autres sa pigmentation et sa résistance aux rayons UV, à la sécheresse et à la chaleur;

  • explorer de nouvelles approches pour traiter certaines maladies génétiques;

  • augmenter la production pour aider davantage de patients, ici et partout dans le monde;

  • pousser encore plus loin la recherche, avec l’objectif ultime de créer de nouveaux organes à partir de tissus cultivés en laboratoire.



 


Votre don agit ici 

Photo de Mathieu et de son équipe de soins de l'unité des Grands brûlés du CHU.

Ce qui était autrefois de la recherche est devenu une réalité pour Mathieu et des centaines d’autres patients.

Avec votre aide, nous pouvons donner aux équipes du CHU les moyens d’écrire les prochaines avancées, et à davantage de patients la chance de se reconstruire.

Merci de faire partie de la suite.

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Bannière de la Fondation du CHU de Québec et de la Fondation des pompiers du Québec.


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Dernière révision du contenu : le 2 novembre 2026

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