
Par Marie-Christine Laroche – Septembre 2026
La santé mentale, pour vous, ça évoque quoi ? Un trésor à cultiver ? Ou un fléau à traiter ?
Lorsqu’il est question de santé mentale, le spectre est large et les apparences sont parfois trompeuses. Qu’il s’agisse de maladies mentales sévères ou d’épisodes transitoires, derrière chaque symptôme et chaque comportement qui inquiète ou qui déroute, il y a d’abord une personne. Un être qui cherche, et qui souvent, se cherche. Prisonniers de cette souffrance invisible, certains appellent à l’aide, alors que d’autres sont tout simplement anéantis par le poids de leur peine. Plusieurs perdent espoir en silence, tout en préservant les apparences, tandis que d’autres en viennent à poser des gestes irréversibles.
Et alors que s’enchaînent diagnostics et traitements, la personne tente de poursuivre son chemin, malgré cette souffrance qui couvre l’horizon d’un épais brouillard. Depuis toujours, les êtres humains puisent dans leurs croyances, leurs valeurs, et leurs ressources intérieures pour faire face à l’adversité, et se relever. C’est dans cet espace, à la frontière entre la souffrance et l’espérance, que la spiritualité se fraie un chemin, pour contribuer, peu à peu, au rétablissement.
À travers ce numéro, les auteurs aborderont l’importance de l’espérance dans le parcours de vie et l’impact positif ou négatif du coping (stratégie d’adaptation) religieux en contexte de maladie. Il sera question de notre société, dont les nouvelles habitudes favorisent une certaine anémie spirituelle, et de la résistance aux soins, qui se traite, dans certains cas, plus efficacement par l’accompagnement spirituel que par la pharmacologie. L'entrevue avec notre PDG M. Martin Beaumont révèlera le parcours de ce dirigeant visionnaire qui allie habilement efficacité, efficience et humanité, tout en mettant l’accent sur l’importance de cultiver la santé dès l’enfance. Et finalement, les auteurs nous rappelleront qu’une personne demeure toujours plus grande que ce qu’elle traverse, et que l’espoir de s’en sortir renaît parfois grâce aux gestes significatifs d’un intervenant qui accompagne la quête de sens, jusqu’à ce que se lève, enfin, le brouillard.