Florilège en temps d’AMM

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Par Mario Bélanger - membre du comité de rédaction – 15 mai 2026

En peu de temps, l’aide médicale à mourir s’est imposée dans nos vies, tant collectives qu’individuelles. Elle nous est désormais si familière que nous la désignons souvent par son acronyme : l’AMM. Omniprésente dans le discours public, elle apparaît dans les médias lorsque l’on précise qu’un chanteur bien connu y a eu recours, lorsque sont diffusées les statistiques annuelles au Québec ou encore à travers des œuvres culturelles. Par exemple, à l’heure d’écrire ces lignes, une pièce de théâtre raconte ainsi l’expérience troublante de la fille d’un humoriste connu décédé de cette façon.
 
Pour plusieurs d’entre nous, l’AMM s’est aussi invitée dans la sphère privée, au détour des réflexions ou des démarches d’une personne chère, d’un collègue ou d’une amie. Il s’agit donc d’un sujet incontournable pour notre revue, puisqu’il se situe aux confins de la santé et de la spiritualité, entendue comme une quête de sens au cœur de l’expérience humaine.
 
Considérant la délicatesse du thème, il aurait été facile de présenter des textes aux discours polarisants ou pire encore, de prendre position « pour ou contre » ce qui est juridiquement et cliniquement nommé comme un soin. Ce ne fut pas le choix de l’équipe éditoriale. Fidèles à la visée de la revue, qui est de nourrir la réflexion de manière ouverte, nuancée et incarnée, nous avons préféré offrir un florilège de perspectives sur ce phénomène social qui, quelles que soient les perceptions que l’on en ait, demeure encore jeune dans notre société et dans le monde.
 
Au fil des articles, le lectorat est invité à mieux comprendre ce qu’est devenue l’AMM à la lumière des changements récents qui l’ont façonnée (Amélie Lebrasseur), à entrer dans l’expérience concrète de l’accompagnement spirituel auprès de personnes en fin de vie à travers le regard d’une intervenante en soins spirituels (Mylène Boisvert), à saisir les défis rencontrés par les équipes interdisciplinaires lors de situations inattendues et les chemins de solution qu’elles empruntent (Lauréanne Goulet‑Plamondon), à réfléchir au deuil vécu par les proches d’une personne ayant reçu l’AMM (Philippe Laperle), puis à explorer les contours d’une pratique éthique à partir des pensées croisées de cinq philosophes (Elsy Descôteaux). Fait exceptionnel, la chronique de l’ISS est elle aussi consacrée au thème du dossier (Freddy Hessou). Un tour d’horizon aussi diversifié qu’enrichissant.
 
Je ne saurais conclure sans souligner l’excellente entrevue menée par Mme Claudette Lambert avec l’athlète paralympique, communicatrice et sénatrice Chantal Petitclerc. Elle y témoigne avec profondeur de la manière dont les valeurs vécues dès son plus jeune âge, dans un contexte profondément déstabilisant, sont devenues le moteur de son engagement personnel et professionnel. Un témoignage inspirant, porteur d’espérance et de sens.
 
Ce sera un plaisir de recevoir vos commentaires, suggestions et questions. C’est aussi dans le dialogue que la réflexion s’approfondit et que nous nous enrichissons collectivement.


Commentaires



 

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22 mai 2026

Cela promet d'être intéressant, Merci!

Par Agathe Brodeur


Dernière révision du contenu : le 20 mai 2026

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