La psychologie de proximité en milieu hospitalier | présence clinique | créativité et perspectives

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Par Sylvie Rombaldi, Catherine Haenni Chevalley et Nadia Leuzzi Boaretto – Septembre 2026

Dans le contexte hospitalier suisse, une approche de proximité particulièrement féconde, fondée sur l’écoute, la parole et la mise en sens de l’expérience professionnelle, a été développée. Cet article en montre toute la richesse et la pertinence, notamment pour soutenir les équipes et contribuer à l’humanisation des soins. Dans le contexte québécois, plusieurs dimensions de cette approche pourraient être portées par les intervenants en soins spirituels, dont l’expertise en présence, en accompagnement et en quête de sens s’inscrit naturellement dans ce type de soutien de proximité.


La psychologie de proximité s’est développée en milieu hospitalier dans la continuité de la psychiatrie institutionnelle, de la psychologie communautaire et, plus récemment, de la psychologie d’urgence mise en œuvre lors de la pandémie de la COVID-19. Elle se caractérise par une présence clinique discrète et régulière au sein des équipes, visant à soutenir la subjectivité, la créativité et le lien collectif dans un contexte marqué par des défis multiples. En favorisant des espaces de parole et de symbolisation, elle permet aux collaborateurs de préserver leur vitalité psychique et d’être auteurs de leur pratique. Pour l’institution, elle constitue à la fois un investissement durable en santé au travail et une résistance éthique. Les limites de cette activité sont liées à divers enjeux institutionnels.
 

Introduction

L’hôpital contemporain traverse une crise profonde. Surcharge des équipes, réorganisations permanentes, tensions hiérarchiques, logique de rendement et standardisation des soins menacent la santé psychique du personnel et effacent progressivement la dimension subjective du travail de soin. Dans ce contexte, de nouvelles pratiques émergent pour soutenir les professionnels et maintenir vivants les espaces symboliques nécessaires à leur engagement. La psychologie de proximité, héritière des pratiques institutionnelles (Tosquelles, 1984)1 et communautaires, a été élaborée et créée pendant la pandémie de COVID-19 aux Hôpitaux Universitaires de Genève (Rombaldi et al., 2021)2. Elle propose une présence discrète, mais constante, au plus près des équipes, afin de prévenir la souffrance, de restaurer du sens et de soutenir la créativité individuelle et collective (Kaës, 1994)3. Cet article présente ses fondements, sa mise en œuvre, ses enjeux pour les institutions hospitalières ainsi que ses limites.
 

Contexte historique

La psychologie de terrain trouve ses racines dans la psychiatrie institutionnelle, élaborée dans les années 1940 par François Tosquelles à l’hôpital de Saint-Alban. Face à la logique d’asile déshumanisante, il a instauré une approche radicale : ouvrir l’hôpital sur l’extérieur, y intégrer la vie culturelle et quotidienne, et favoriser la parole et la créativité comme leviers de soin (Tosquelles, 1984).
 
Dans les années 1970–1980, particulièrement aux États-Unis, la psychologie communautaire a émergé en s’appuyant sur des interventions « extra-muros », insérées dans le tissu social, favorisant le soutien collectif au plus près des personnes. Divers champs d’activités et de professions se sont rapprochés des citoyens en favorisant une accessibilité associée au qualificatif de « proximité » (Torre 2013)4. Il en est ainsi de l’agriculture, l’économie, la justice, le management, la médecine, le travail social, les commerces et une multitude de services pour les particuliers dans leur vie quotidienne.
 
De même, lors de la pandémie de la COVID-19 (2020-2021), avec le souhait de répondre préventivement aux besoins émergents en matière de santé mentale du personnel hospitalier, les psychologues cliniciens des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ont mis en place un dispositif de soutien proche des équipes de soins, encore appliqué aujourd’hui.
 

L’émergence de la psychologie de proximité actuelle

C’est dans ce contexte qu’est né le concept de « psychologie de proximité » (Rombaldi et al, 2021). Sous la contrainte de la crise sanitaire, le soutien proposé a consisté à rencontrer le personnel hospitalier en offrant une écoute active et empathique. Il s’inspire des principes de la psychologie d’urgence : rapidité, proximité, simplicité, normalisation du vécu et confidentialité (Rombaldi, 2020)5. Le psychologue clinicien se montre présent et disponible à la personne tout en stimulant ses compétences propres à faire face à la situation plutôt qu’en faisant à sa place. L’objectif vise à éviter l’émergence d’un sentiment d’impuissance et de débordement émotionnel tout en valorisant la capacité d’action et d’autonomie.
 
Au retrait de la vague pandémique, la demande de soutien des divers départements s’est accrue. En effet, les équipes se sont familiarisées avec la psychologie et l’apport de ce soutien de terrain s’est révélé indispensable pour certains afin de favoriser le développement d’un nouveau fonctionnement hors crise plus équilibré.
 
Sur la base d’une demande active des collaborateurs et des hiérarchies, la psychologie de  proximité  s’est institutionnalisée au sein des HUG. Rattachée au Service de Santé au Travail, elle œuvre en interdisciplinarité avec les médecins du travail, psychologues du travail, ergonomes, ou encore hygiénistes du travail. Elle fait ainsi partie d’une politique globale institutionnelle de santé au travail visant le mieux-être de chaque personne en fonction de ses besoins.
 

Contraintes du milieu hospitalier

Le contexte hospitalier actuel est marqué par des défis multiples : surcharge des équipes, réorganisations fréquentes, absences, tensions hiérarchiques, standardisation des soins, logique de rendement ou encore productivité accélérée.
 
Il engendre chez les collaborateurs et notamment chez les soignants une souffrance multiforme. Celle-ci se manifeste par de l’épuisement professionnel, de la perte de sens, mais aussi par un effacement du subjectif. En entravant leur pouvoir d’agir (Clot, 2008)6 et en niant leur singularité, l’institution place les professionnels dans une situation où leur créativité et leur identité professionnelle se trouvent menacées. Dans cette perspective, la psychologie de  proximité joue un rôle essentiel : elle réouvre des espaces de parole et de pensée qui permettent de symboliser la souffrance, d’aider à redonner du sens à leur activité professionnelle et de restaurer le lien entre la personne et l’institution.
 

Restaurer la créativité

La psychologie de proximité, en offrant un espace psychique et symbolique, rejoint le concept d’« espace transitionnel », ce lieu intermédiaire situé entre la réalité interne et la réalité externe, où peut naître et se déployer la créativité (Winnicott, 1971)7. Dans un contexte hospitalier saturé par les protocoles et les logiques de rendement, le psychologue favorise l’instauration de moments permettant au professionnel en quête de sens de préserver sa vitalité psychique et de retrouver sa créativité lui permettant de réinventer son rapport au travail.
 
La créativité ne relève pas seulement du registre individuel : elle prend également corps dans le collectif. Comme l’a montré Kaës (1994), la parole s’inscrit toujours dans un lien intersubjectif, au sein d’un espace psychique groupal. Lorsque la parole circule, elle permet de contenir et de transformer la souffrance, tout en soutenant la dynamique créative de l’équipe. En ce sens, la psychologie de proximité , en favorisant également ces espaces de parole au cœur des collectifs de soins, contribue non seulement à préserver le tissu psychique commun, mais aussi à nourrir une créativité partagée, menacée par la standardisation et l’isolement.
 

Psychologie de proximité | la pratique

Dans ce paysage institutionnel contraint, la mission de la psychologie de proximité a cette particularité d’aller sur le terrain, là où travaillent les équipes. Il s’agit d’une pratique clinique ancrée dans le quotidien hospitalier, caractérisée par la présence régulière et discrète du psychologue.
 
Il n’est plus question d’attendre dans son bureau que les demandes de consultation arrivent, mais bien de rejoindre les personnes dans leur propre réalité en s’adaptant à leurs besoins et disponibilités. En étant présent et disponible aussi en dehors du cadre formel de la consultation, le psychologue peut soutenir les personnes et les équipes dans ce qu’elles traversent et là où elles le traversent.
 
Cette pratique se décline sous différentes formes : échanges informels devant la machine à café, entretiens plus structurés, partage en équipe, débriefing en lien à des situations potentiellement traumatisantes, supervision, conseil et soutien aux hiérarchies ainsi que des formations spécifiques telles que prévention ou psychoéducation.
 

Interventions

Stéphanie, 43 ans, infirmière aux urgences adultes, reçoit en salle de déchocage un jeune patient de 19 ans polytraumatisé à la suite d’une chute en trottinette électrique. Cette situation suscite en elle des résonances, étant elle-même mère de deux adolescents. Après avoir prodigué les soins d’urgence au patient, elle s’effondre en salle de pause. Sa collègue, la voyant dans cet état, sollicite la psychologue de proximité qui la rejoint sur le champ. Elle trouve un lieu calme et lui offre un soutien contenant. La collaboratrice peut ainsi verbaliser son vécu et faire des liens avec sa vie privée, prendre du recul sur la situation et renouer avec la professionnelle qu’elle est. Elle retourne apaisée sur son lieu de travail.
 
La psychologie de proximité  repose sur une posture discrète : être là sans être intrusive, visible, mais non imposée. Les psychologues de proximité circulent dans les couloirs, se rendent disponibles au détour d’un bureau ou dans les unités. Ils offrent un espace possible pour dire ce qui n’a pas de place ailleurs. Ce type de clinique se caractérise par une temporalité non imposée. Elle s’appuie sur la confiance qui s’établit progressivement par la répétition de ces présences.
 
Dans la pénombre d’un matin d’hiver, à l’arrivée sur leur lieu de travail, les collaborateurs découvrent, horrifiés, un corps pendu à un arbre qui se révèle être un de leurs patients de longue date. L’équipe est choquée. Le chef de service demande l’intervention d’un psychologue de proximité. Ce dernier fait une séance de débriefing avec les impliqués (secrétaires, soignants, techniciens de surface, médecins). Ceux-ci partagent leurs émotions et élaborent leur vécu.
 
Outre l’aspect d’intervention d’urgence dans cette situation, en offrant un cadre rassurant et confidentiel face à la violence de l’acte et l’indicible de la mort, le psychologue de proximité peut accueillir la parole à fleur d’émotion et ainsi permettre aux personnes de sortir de l’état de sidération dans lequel ils sont plongés. Regarder la mort implique d’en faire un récit (Rouzel, 2015)8. Ces séances sont constitutives d’une humanisation du vécu de chacun en acceptant sa propre vulnérabilité. Ce temps d’arrêt permet de sortir de l’isolement et favorise la cohésion d’équipe par la création d’un récit commun. Les collaborateurs peuvent ainsi renouer avec la vie, leur travail et leur créativité. D’autre part, des séances de soutien individuel peuvent ensuite être organisées pour les personnes les plus fragilisées. Il convient de souligner que ces actions contribuent à rassurer la hiérarchie et à l’accompagner dans la prévention des fragilisations psychiques et de leurs répercussions organisationnelles, telles que l’absentéisme.

Un dernier exemple illustre l’importance du soutien collectif. Dans un service de logistique, en raison d’un mode de management délétère du cadre supérieur, les collaborateurs se sont progressivement retrouvés isolés les uns des autres, ceci générant suspicion, angoisse, perte de confiance et sentiment d’incompétence. L’intervention des psychologues de proximité, par l’écoute des doutes et remises en question individuelles, a permis une prise de recul sur la situation et favorisé la relance d’une dynamique collective de soutien entre pairs. Les collaborateurs ont pu réfléchir ensemble et élaborer des alternatives au modèle dans lequel ils étaient enfermés. D’autre part, unis dans leur souffrance, ils ont pu dénoncer les faits. Soutenus et sécurisés, ils ont repris leurs activités avec davantage de confiance et retrouvé une posture professionnelle plus sereine, étayée par leur force groupale.
 
Ces interventions s’articulent avec la psychodynamique du travail (Dejours, 1998)9 et la clinique de l’activité (Clot, 2008), qui insistent sur la nécessité de transformer les vécus subjectifs en matériaux de pensée et d’action collective.
 

Un acte de résistance éthique

Le contexte hospitalier actuel est marqué par la logique de performance et de standardisation (De Gaulejac, 2011)10. Or, réduire l’activité à des indicateurs quantitatifs peut en dénaturer la dimension humaine. Loin des dispositifs de rendement, la psychologie de proximité vise à maintenir vivants, au cœur des soins, les espaces de parole, de pensée et de symbolisation. Mol (2008)11, dans The Logic of Care, oppose la logique du choix technique à celle du care, fondée sur l’attention, l’ajustement et la créativité. La psychologie de proximité incarne cette résistance en permettant aux soignants de réintroduire de l’humanité et de l’inventivité dans un cadre contraint. Elle n’oppose pas technicité et humanité, mais cherche à les rassembler pour aboutir à un espace psychique plus grand.
 
Parfois aussi, dans sa quête de sens, le professionnel peut traverser des questionnements existentiels. Peu abordés sur le lieu de travail, ces éprouvés en lien avec la vie et la mort ont tous leur sens dans un cadre hospitalier. Les psychologues de proximité sont à l’écoute des dimensions qui ouvrent à une humanité plus large touchant au spirituel. Ils peuvent également orienter les collaborateurs vers l’aumônerie des HUG qui regroupe diverses obédiences religieuses. La dimension spirituelle est une ressource à valoriser.
 
Le soignant est acteur créatif de sa pratique vivante et singulière.
 

Enjeux pour l’institution

Favoriser ces espaces permet à la personne de mobiliser ses ressources, de garder le sens du cœur de son propre métier, d’encourager l’entraide, de prévenir ou diminuer les tensions ainsi que la violence contextuelle.
 
À long terme, l’intérêt de l’institution hospitalière à développer la psychologie de proximité est multiple. Elle contribue à préserver la santé des collaborateurs, à favoriser le maintien au travail, à fidéliser les équipes et à maintenir une culture institutionnelle vivante. Elle constitue aussi un appui face aux réorganisations constantes, en offrant un espace où les mutations peuvent être élaborées. L’hôpital devient ainsi un lieu où le soin s’applique aussi à ceux qui soignent. La psychologie de proximité ne répond donc pas seulement à une urgence ponctuelle : elle représente un investissement durable pour l’avenir de l’institution qui devient plus attractive, accueillante, contenante et secourable auprès du public, des autorités et des partenaires.
 

Les limites de la psychologie de proximité

La psychologie de proximité , si elle constitue un levier précieux pour soutenir les soignants, n’est pas exempte de limites. Sa posture discrète la rend parfois peu visible dans une institution dominée par les logiques d’évaluation quantitative. De plus, elle reste tributaire des ressources financières disponibles et du soutien hiérarchique, et son impact demeure limité face aux causes structurelles de la souffrance inhérente aux grandes entreprises et plus particulièrement aux institutions hospitalières. Ces limites invitent à penser la psychologie de proximité non comme une solution isolée, mais comme une composante d’une stratégie plus large de transformation institutionnelle.
 

Conclusion

La psychologie de proximité représente une innovation clinique et institutionnelle précieuse dans nos hôpitaux. En effet, le psychologue clinicien, de par la place symbolique qu’il occupe et avec le cadre original qu’il propose, offre un espace de parole et de pensée dans les situations de crise ou les moments dramatiques que traverse l’institution hospitalière.
 
Chaque professionnel meurtri, peu importe son statut, peut alors trouver du réconfort et panser sa blessure psychique. Ce soutien contribue à préserver la santé du personnel. Il participe aussi à la réhumanisation des soins en favorisant la relance incessante du désir de chacun, donc de sa créativité au service de son engagement professionnel. Enfin, il contribue au tissage d’un lien social respectueux et vertueux entre collègues.
 
La psychologie de proximité agit comme une résistance éthique et humaniste dans les institutions hospitalières. Pour ces dernières, elle constitue un investissement stratégique, mais dont l’efficacité dépend de sa reconnaissance et de son intégration dans une politique plus large de transformation organisationnelle où la productivité n’est pas la première valeur.
 

Références

Clot, Y. Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux. Paris : La Découverte. 2008.

Dejours, C. Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale. Paris : Seuil. 1998.

De Gaulejac, V. La société malade de la gestion. Paris : Seuil. 2011.

Kaës, R. La parole et le lien. Paris : Dunod. 1994.

Mol, A. The Logic of Care: Health and the Problem of Patient Choice. London : Routledge. 2008.

Ricœur, P. Soi-même comme un autre. Paris : Seuil. 1990.

Rombaldi, S. Psychologie d’urgence : principes et pratiques. Genève : Hôpitaux Universitaires de Genève. 2020.

Rombaldi, S., Auray, I., Laurençon, M., & Schmid, F. psychologie de proximité en milieu hospitalier. Genève : Hôpitaux Universitaires de Genève. 2021.

Rouzel J. La supervision d’équipes en travail social (2e édition), Dunod, 2015.

Torre, A. Proximité géographique et proximité organisée. Revue d’économie régionale et urbaine, 5 (1), 849-864. 2013.

Tosquelles, F. Le vécu de la fin du monde dans la folie. Paris : Érès. 1984.

Winnicott, D. W. Jeu et réalité. L’espace potentiel. Paris : Gallimard. 1971.
 

Notes

1   Tosquelles, F. Le vécu de la fin du monde dans la folie. Paris : Érès. 1984.

2   Rombaldi, S., Auray, I., Laurençon, M., & Schmid, F. psychologie de proximité en milieu hospitalier. Genève : Hôpitaux Universitaires de Genève. 2021.

3   Kaës, R. La parole et le lien. Paris : Dunod. 1994.

4   Torre, A. Proximité géographique et proximité organisée. Revue d’économie régionale et urbaine, 5 (1), 849-864. 2013.

5   Rombaldi, S. Psychologie d’urgence : principes et pratiques. Genève : Hôpitaux Universitaires de Genève. 2020.

6   Clot, Y. Le travail à cœur. Pour en finir avec les risques psychosociaux. Paris : La Découverte. 2008.

7   Winnicott, D. W. Jeu et réalité. L’espace potentiel. Paris : Gallimard. 1971.

8   Rouzel J. La supervision d’équipes en travail social (2e édition), Dunod, 2015.

9   Dejours, C. Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale. Paris : Seuil. 1998.

10   De Gaulejac, V. La société malade de la gestion. Paris : Seuil. 2011.

11   Mol, A. The Logic of Care: Health and the Problem of Patient Choice. London : Routledge. 2008.
 



Sylvie Rombaldi, première auteure de cet article, est psychologue clinicienne et psychothérapeute systémicienne. Elle possède une certification nationale en psychologie d’urgence et en supervision, ainsi qu’une expertise en gestion du stress, prévention des psychotraumatismes dans le domaine humanitaire et en aide aux victimes. Depuis 2011, elle coordonne le soutien psychologique aux collaborateurs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
 
Catherine Haenni Chevalley est psychologue psychothérapeute FSP en Suisse, praticienne EMDR IRPT et psychologue d’urgence. Également formatrice en hypnose auprès de l’Institut Irhys, elle est formée par HO Rites. Elle partage son activité professionnelle entre une pratique libérale en cabinet et son travail aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), présenté dans cet article. Elle apprécie tout particulièrement la richesse du travail en collaboration avec ses collègues.

Nadia Leuzzi Boaretto est psychologue et psychothérapeute FSP à Genève. Elle accompagne notamment les adultes, les couples et les personnes aînées. Sa pratique couvre diverses problématiques, dont la dépression, l’épuisement professionnel, l’anxiété, les enjeux liés à l’identité de genre et le deuil. Elle est également juge assesseure psychologue auprès du Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant. Elle exerce dans le respect des normes éthiques de la profession et offre également des consultations en ligne.
 


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