Interdisciplinarité en action avec les soins spirituels

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Chaque témoignage ici montre comment les intervenants(tes) en soins sprititiels (ISS) transforment les pratiques, soutiennent les équipes et humanisent les soins. L’interdisciplinarité prend vie quand les soins spirituels entrent en scène.

Dans nos hôpitaux et nos milieux de soins, l’interdisciplinarité n’est pas une idée abstraite : elle se vit chaque jour, au chevet des patients et dans les échanges d’équipe. Pour illustrer cette réalité, nous avons rassemblé ici plusieurs témoignages issus de professions différentes. Chacun, à sa manière, montre comment les intervenants en soins spirituels (ISS) enrichissent la pratique clinique, soutiennent les équipes et accompagnent les patients dans leurs parcours souvent complexes.

15 janvier 2026


La valeur de la vie

Photo de nBoudreault
Par Dre Nathalie Boudreault, médecin en soins palliatifs (CHU de Québec-Universtité Laval)

En fin de matinée, le médecin de l’urgence m’avise qu’il y a une consultation en réanimation pour les soins palliatifs. « C’est un patient avec une hémorragie cérébrale massive qui est maintenu en vie artificiellement. Malheureusement, il n’est pas un candidat pour le don d’organes… Viens donc t’en occuper ! ».
 
À mon arrivée, je constate en effet que le patient est intubé, ventilé et que des médicaments sont administrés par la pompe à perfusion. Les signes vitaux affichés sur le moniteur sont normaux. Tous les intervenants ont quitté la salle de réanimation. Pas de famille, pas d’amis au chevet. Le patient est SEUL.
 
L’histoire révèle que le patient ne s’est tout simplement pas réveillé au matin. C’est son cochambreur qui a appelé le 911. En le regardant de près, l’homme d’une soixantaine d’années a une allure négligée avec la barbe et les cheveux longs. Son corps est très amaigri, couvert de cicatrices et abondamment tatoué. Visiblement, cet homme a vécu. Après une brève discussion avec la DSP pour confirmer la cessation de traitement, le patient est transféré dans une chambre individuelle dans ce contexte de fin de vie imminente. Après plusieurs heures passées à l’urgence, le patient est encore SEUL.
 
À l’étage, le personnel soignant accueille le patient et l’installe confortablement dans cette chambre où la fin de la vie ne saurait tarder. L’homme est inconscient et pâle. Il est évident qu’il va mourir. Cependant, encore une fois, tout le monde quitte la pièce assez précipitamment. Pour ma part, je n’ose pas laisser son chevet. Nous sommes deux à être SEULS.
 
C’est à ce moment que l’ISS se pointe le bout du nez dans le cadre de la porte et me demande : « Est-ce que tout va bien ? ». Sans hésiter, elle se joint à nous. Ensemble, nous avons veillé sur cette personne abandonnée par la société. Nous avons échangé sur la valeur de la vie, peu importe cette vie. Nous avons partagé ces longues minutes au cours desquelles le patient a pris ses derniers souffles.
 
Trois semaines plus tard, je reçois un appel de la coordonnatrice de garde. Elle m’avise que la famille du patient est enfin à l’hôpital pour identifier le corps. « Est-ce que tu peux les rencontrer ? ». Lors de cet entretien avec la famille, j’ai pu affirmer que le moment de la mort de leur proche avait été doux et paisible.
 
Je tiens à remercier sincèrement l’ISS pour son accompagnement sans jugement lors de cette fin de vie d’un patient marginalisé.


Une collaboration précieuse en cardiologie

Photo de gParis
Par Geneviève Paris, infirmière clinicienne, assistante infirmière-chef (CHU de Québec-Universtité Laval)

Dans mon rôle d’assistante infirmière-chef d’un département de cardiologie au CHUL, je fais régulièrement appel aux ISS qui travaillent en étroite collaboration avec nous et se soucient des besoins spirituels et religieux des usagers et de leurs proches. Outre la clientèle de la cardiologie, beaucoup de patients d’autres spécialités comme les soins palliatifs, la médecine interne et la gériatrie sont hospitalisés sur notre unité de soins. Nous pouvons faire appel aux ISS entre autres pour du soutien lors d’annonce de diagnostic difficile ou encore lors d’une maladie qui évolue défavorablement et que le patient n’est pas prêt à accueillir cette évolution. Les ISS sont d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit de patients issus d’une autre culture ou tradition religieuse. Ils offrent leur collaboration et un soutien précieux lorsque ces patients se sentent seuls lors de l’épisode de soins.
 
Les ISS prennent le temps nécessaire avec les patients afin de créer une alliance thérapeutique qui servira à tous les soignants. Aisément, les patients leur font des confidences, ce qui nous aide à mieux intervenir auprès d’eux au quotidien.
 
Dans des situations complexes lors desquelles les troubles cognitifs ou les problèmes de santé mentale des usagers font obstacle à la collaboration au plan de soins, l’équipe de soins spirituels fait preuve de compétence et de délicatesse afin d’établir un climat de confiance et d’apprivoisement réciproques. Tous en bénéficient !
 
Aussi, en soins palliatifs, les ISS sont impliqués auprès de tous les patients. Leur écoute bienveillante et leur accompagnement favorisent souvent la réalisation d’un « bilan de vie » pour l’usager et ses proches, bilan essentiel dans le cheminement vers la mort parfois désirée ou non. La spiritualité, beaucoup plus vaste que la religion, ouvre sur une diversité de valeurs, de croyances, de questionnements sur le sens de la vie, de la maladie et de la mort. Dans tous ces moments que l’humain est amené à vivre, une présence attentive ou la célébration d’un rituel adapté par les ISS favorise le cheminement personnel et permet à chacun d’aller vers ce qu’il est prêt à accepter.
 
En résumé, les ISS font partie intégrante de l’équipe afin de dispenser des soins de qualité avec une approche humaine centrée sur le patient et ses proches. L’hospitalisation peut être bouleversante pour plusieurs et l’implication des ISS rend l’expérience de soins meilleure et plus douce.
 


Accompagner jusqu’au bout

Photo de pJouan
Par Dr Philippe Jouan, médecin de famille et praticien en soins palliatifs (médecin de famille, soins palliatifs, IUCPQ et Maison Michel-Sarrazin)

La présence d’un intervenant en soins spirituel, comme Wilson, est indispensable dans une équipe de soins palliatifs. Il est un atout majeur dans ce qui constitue le cœur de cette branche, soit l’accompagnement.
 
Étant impliqué parfois bien avant nous, il assure un suivi longitudinal auprès de la personne malade et de ses proches. Nombreux sont les exemples de situations où il a fait la différence, allant même jusqu’à aider à organiser un mariage dans les murs de l’hôpital. Certaines souffrances ne se soulagent pas avec des médicaments, mais sa présence et son écoute ont été d’une aide précieuse dans les dernières étapes de la vie de nombreuses personnes. Par son approche empathique, il est capable d’avoir accès à une mine d’information qui nous permet de mieux comprendre et de mieux accompagner à notre tour. Par exemple, en nous faisant prendre conscience du vécu d’une personne malade ayant un impact significatif sur sa perception de la douleur et la place de la souffrance dans ses croyances et convictions. Les témoignages sont nombreux, de la part des patients et de leur famille, quant à l’apaisement que les moments passés avec Wilson peuvent apporter. Nous avons même entendu des proches souhaiter avoir Wilson auprès d’eux lorsqu’ils seront rendus à ce moment de leur vie. Sa présence au sein de l’équipe offre également un bon support pour les différents membres de l’équipe interdisciplinaire, qui eux aussi vivent des joies et des peines en lien avec cette pratique.
 
C’est un bonheur et un privilège de travailler avec lui et nous espérons que cette collaboration se poursuivra dans le futur.
 


L’écoute qui change tout en psychiatrie

Photo de jParé
Par Jessica Paré, infirmière clinicienne (CHU de Québec-Universtité Laval)

C’est avec plaisir que je vous partage mon expérience avec les intervenants en soins spirituels.
 
Leur travail est devenu un incontournable en centre hospitalier. Je constate d’ailleurs que le service est beaucoup plus reconnu et utilisé sur les étages de soins (étant « victimes » de leur popularité !). Le besoin de soutien et d’accompagnement chez nos patients qui se retrouvent propulsés dans un univers médical où tout se déroule vite est plus que jamais une priorité.
 
Prendre le temps de simplement s’asseoir avec les patients, leur offrir toute l’attention et l’espace dont ils ont besoin pour s’exprimer, de même que les accompagner dans leurs réflexions plus profondes de leur vécu et donner du sens, amènent une différence majeure dans leur parcours hospitalier.
 
Je remarque même, depuis que ce service est plus reconnu, que mes demandes de consultation en psychiatrie sont plus pertinentes, c’est-à-dire que les demandes acheminées correspondent davantage aux critères d’une consultation spécialisée en psychiatrie. Les demandes en soutien/accompagnement pour des patients ayant des réactions normales d’adaptation étant dirigées vers l’équipe de soins spirituels, nous pouvons davantage focaliser notre expertise pour les gens ayant besoin d’un suivi psychiatrique.
 
La participation active de l’équipe des soins spirituels aux discussions d’équipe amène aussi d’autres éléments d’évaluation pertinents pour nous et nous permettent d’avoir des interventions complémentaires, et donc une prise en charge plus globale de la personne. Nous travaillons donc en collaboration et en complémentarité.
 
Par expérience, je constate réellement une différence sur le bien-être psychologique de nos patients lorsque les intervenants en soins spirituels sont impliqués. Par conséquent, une meilleure adhésion aux soins/traitements et donc une meilleure évolution en cours d’hospitalisation. Je n’entends que des éloges de la part des patients à leur égard !
 
Je souhaite souligner une mention spéciale à Mylène Brunet (ISS à HSFA) pour son approche chaleureuse, humaine et apaisante, de même que son grand professionnalisme.
 


Retisser le lien de confiance

Par Delphine Rousseau, travailleuse sociale (CIUSSS de la Capitale-Nationale)

Mon dossier complexe qui a demandé une grande coopération entre moi (travailleuse sociale), notre ISS et notre TES était pour une dame TPL qui était en conflit avec l’équipe de soin. Son lien de confiance était rompu avec la TES, le mien tenait à un cheveu, puis notre ISS par son lien solide nous a permis de continuer à travailler avec la résidente. Ça n’a pas toujours été facile, mais la présence rassurante de notre ISS tout au long du processus nous a permis de montrer notre cohésion d’équipe et de nous apporter une meilleure compréhension des besoins de notre résidente.
 


Qu’est-ce qui favorise les bonnes collaborations interdisciplinaires en soins spirituels

Photo de jpPialasse
Par Dr Jean-Philippe Pialasse (CHU de Québec-Universtité Laval)

Je suis médecin en soins palliatifs pratiquant dans le Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHU de Québec). Je pratique dans 4 des 5 pavillons du CHU de Québec, soit le Centre Hospitalier de l’Université Laval (CHUL), l’Hôtel-Dieu de Québec, l’hôpital du Saint-Sacrement et l’hôpital de l’Enfant-Jésus. Je suis responsable local du service de soins palliatifs adulte au CHUL. J’y œuvre depuis 3 ans à recréer une expertise de prise en charge des patients hospitalisés en soins palliatifs.

Alors que j’étais en train de travailler à l’élaboration d’un document montrant comment les travailleurs sociaux et les intervenants en soins spirituels sont indispensables dans la prise en charge des patients en fin de vie, j’ai été interpellé pour la question complémentaire de la situation que j’étudiais : qu’est-ce qui favorise les bonnes collaborations interdisciplinaires en soins spirituels ? Il y a des coïncidences dans la vie, faut-il y chercher une signification ?
 
Qu’est-ce qui fait qu’un médecin ou une infirmière praticienne en soins aux adultes qui font des soins palliatifs en milieu hospitalier vont chercher à collaborer avec et les intervenants en soins spirituels ou les travailleurs sociaux ?
 

Sciencia potentia est

Les premières raisons découlent de l’évidence. Il faut que ces intervenants soient présents dans le milieu où se trouve le patient. En plus d’être disponible, et pour faire référence à Francis Bacon : « savoir, c’est pouvoir », il faut que le service soit publicisé.
 

L’humain au centre

Alors que nous avançons de plus en plus au rythme des algorithmes, nous passons du fax au courriel et à la messagerie instantanée sécurisée. Les établissements où nous évoluons ont besoin de quantifier l’activité de leurs intervenants. Pour répondre à cet impératif, les demandes d’interventions d’un professionnel doivent souvent passer par une demande écrite ou informatisée. Non sans vouloir retirer l’utilité de telles approches, il ne faut pas perdre de vue, selon moi, que l’art de la médecine et des différentes autres professions se fait avant tout par des humains et pour des humains. Je pense qu’il ne faut pas retirer l’humanité de la pratique en prenant la peine de faire un détour pour rencontrer l’intervenant en soins spirituels.
 
En effet, je pense sincèrement que la base d’une bonne collaboration interdisciplinaire passe par l’importance de conserver le contact humain dans les échanges. Ainsi, au travers de mon expérience dans plusieurs milieux, je me rends compte que la collaboration se fait plus facilement avec l’intervenant que l’on croise quotidiennement et avec lequel on peut discuter des patients. Le milieu où la travailleuse sociale est présente pour une tournée des patients engendre plus de références vers elle. Les références se font plus vers les intervenants spirituels dans un autre milieu où ils sont proactifs et viennent nous rencontrer.
 

Les recommandations de bonne pratique

Lors de la révision de la qualité de l’acte, la grille du collège des médecins pour les soins de confort de fin de vie, la sédation palliative continue et l’aide médicale à mourir comprend un item de collaboration interprofessionnelle. Il est ainsi évalué comme bonne pratique de faire appel aux intervenants en soins spirituels ou aux travailleurs sociaux dans de telles situations. De la même façon, le questionnaire à remplir par les médecins pratiquant l’aide médicale à mourir vérifie si la personne a eu besoin de soins spirituels et s’ils ont été offerts.
 
Le guide de bonne pratique du National Consensus Project (NCP) for Quality Palliative Care datant de 2004 et dont la 4e édition date de 20181 y fait amplement état des besoins de pratique en collaboration incluant les soins spirituels dès la première recommandation de l’ouvrage.
 

L’enseignement du sens

Les études médicales sont très orientées sur le comment. L’art et la science sont au premier plan. La philosophie est la grande oubliée. Comment procéder à une intubation, quelle sont les indications, ses contre-indications. Comment la faire de façon plus efficace ? Tout cela est bien au curriculum. Pourquoi le faire ? Pourquoi ne pas le faire ? Quel sens à faire un acte pour retarder le décès d’une personne ? Oui, la vie n’a pas de prix, mais quel est le prix de la souffrance ?
 
La médecine basée sur les preuves est fondée sur trois piliers : les preuves scientifiques, l’expérience du clinicien et les valeurs du patient. Souvent, les thérapeutes vont se réfugier dans l’application quasi aveugle, voire religieuse, des résultats pour leurs patients. Les plus ouverts vont aussi inclure leur expérience clinique et prendre un pas de recul en vérifiant la validité externe de l’étude pour leur patient, autrement dit : fait-il partie de la même population que l’étude ? Cependant, plus rares sont ceux qui font appel aux valeurs du patient2. Ces valeurs ne sont pas basées sur les études, mais bien plus sur le ressenti et l’expérience de ce patient, incluant sa vie spirituelle et sa définition de qualité de vie. Il est donc normal de se tourner vers un autre membre de l’équipe si l’on veut faire le bon choix pour ce patient, et ainsi de considérer que ce n’est pas parce qu’on peut que l’on doit. Le plus gros prédicteur de l’absence de soins spirituels en fin de vie est de ne pas avoir reçu d’enseignement sur le sujet3.
 

Autres barrières courantes aidées par la collaboration

Une étude de 20144 s’est penchée sur les barrières pour les infirmières et les praticiens à donner des soins spirituels. Les raisons les plus fréquentes pour lesquelles ceux-ci ne tentaient pas l’approche eux-mêmes étaient : le manque de temps, l’absence de formation et la peur que le patient soit inconfortable à la suite de l’approche. Il ressort de ces mêmes résultats que ces thérapeutes pensent qu’un autre membre de l’équipe est mieux outillé pour cette approche, et peu d’entre eux pensent que l’approche ne serait pas pertinente.
 

En résumé

Les raisons d’offrir des soins spirituels aux patients hospitalisés, incluant en soins palliatifs ou en oncologie, sont nombreuses. Les praticiens en exercice sont majoritairement ouverts à cette approche par l’interdisciplinarité. Le plus gros obstacle que j’aurais tendance à nommer : briser la glace entre les intervenants. Allez à la rencontre des équipes, montrez votre présence, trouvez une façon de travailler en équipe pour le patient. Il n’y a pas une recette, mais il y en a surement une qui se prête à votre milieu et aux équipes présentes.
 


Ce que disent ces voix

Ces voix venues de la cardiologie, de la psychiatrie, du travail social et des soins palliatifs racontent toutes la même chose : l’interdisciplinarité prend forme dans la rencontre concrète des pratiques et dans l’attention commune au patient. Les ISS, par leur présence et leur écoute, ne se placent pas « à côté » de l’équipe, mais bien au cœur de la démarche collective. Leur contribution rend l’expérience de soins plus humaine, plus cohérente et, surtout, plus juste.
 

Notes

1   Ferrell BR, Twaddle ML, Melnick A, Meier DE. National Consensus Project Clinical Practice Guidelines for Quality Palliative Care Guidelines, 4th Edition. J Palliat Med. 2018 Dec;21(12):1684-1689. doi: 10.1089/jpm.2018.0431. Epub 2018 Sep 4. PMID: 30179523. Clinical Practice Guidelines for Quality Palliative Care, 4th edition nationalcoalitionhpc.org/wp-content/uploads/2024/03/NCHPC67840.html

2   McKenna SP, Wilburn J. Patient value: its nature, measurement, and role in real world evidence studies and outcomes-based reimbursement. J Med Econ. 2018 May; 21(5):474-480. doi: 10.1080/13696998.2018.1450260. Epub 2018 Mar 23. PMID: 29514528.

3   Balboni MJ, Sullivan A, Amobi A, Phelps AC, Gorman DP, Zollfrank A, Peteet JR, Prigerson HG, Vanderweele TJ, Balboni TA. Why is spiritual care infrequent at the end of life? Spiritual care perceptions among patients, nurses, and physicians and the role of training. J Clin Oncol. 2013 Feb 1; 31(4):461-7. doi: 10.1200/JCO.2012.44.6443. Epub 2012 Dec 17. PMID: 23248245; PMCID: PMC4878036.

4   Balboni MJ, Sullivan A, Enzinger AC, Epstein-Peterson ZD, Tseng YD, Mitchell C, Niska J, Zollfrank A, VanderWeele TJ, Balboni TA. Nurse and physician barriers to spiritual care provision at the end of life. J Pain Symptom Manage. 2014 Sep; 48 (3):400-10. doi: 10.1016/j.jpainsymman.2013.09.020. Epub 2014 Jan 28. PMID: 24480531; PMCID: PMC4569089.
 



Dre Nathalie Boudreault est professeure titulaire au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence à l’Université Laval. Elle consacre ses activités cliniques à la clientèle en soins palliatifs dans le CHU de Québec — Université Laval.
 
Geneviève Paris est infirmière au CHU de Québec — Université Laval depuis 2008, elle est assistante infirmière-chef en cardiologie au CHUL depuis 2017.
 
Dr Philippe Jouan, médecin de famille ayant complété une année de formation complémentaire en soins palliatifs. Pratique en soins palliatifs à la Maison Michel-Sarrazin et à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec — Université Laval. Professeur de clinique au Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval.
 
Jessica Paré est infirmière clinicienne en consultation-liaison de psychiatrie et gérontopsychiatrie à l’hôpital Saint-François-d’Assise.
 
Delphine Rousseau a travaillé plusieurs années en CHSLD avant de rejoindre la direction DITSADP. Elle œuvre maintenant en RAC (résidence à assistance continue), auprès d’adultes présentant des troubles du comportement nécessitant un encadrement quotidien. Elle agit également comme pivot pour le BMI (Bureau du majeur inapte), où elle conseille et accompagne les équipes dans les situations complexes afin de s’assurer que les droits des usagers sont respectés, tout en garantissant la qualité des services offerts.
 
Dr Jean-Philippe Pialasse a d’abord exercé la profession de chiropraticien pendant quelques années. Il a ensuite choisi de s’orienter vers l’enseignement et la recherche, complétant une maîtrise en sciences de l’activité physique à l’Université du Québec à Trois-Rivières, puis un doctorat de troisième cycle en kinésiologie à l’Université Laval. Après un bref passage comme professeur d’université, il a finalement décidé de se tourner vers la médecine. Depuis 2022, il pratique comme médecin de famille en soins palliatifs à temps plein au CHU de Québec — Université Laval.


Commentaires



 

Voir les commentaires (2)
18 janvier 2026

Cet article démontre hors de tout doute notre apport au cœur des patient-e-s hospitalisés. Tant aux équipes, selon les témoignages recueillis, j comme le mentionne le docteur Pialasse le souligne, il faut que chaque intervenant-e ait confiance dans son apport clinique au sein des équipes. A tous les ISS , merci d être là!!!

Par Guy Gosselin
15 janvier 2026

Quel trésor de témoignages sur l'interdisciplinarité justifiant ainsi clairement la présence de l'intervenant en soins spirituels

Par Agathe Brodeur


Dernière révision du contenu : le 15 janvier 2026

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