La page des soins – Novembre 2026

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Mesurer ce qui compte vraiment : les cliniques de diabète du CHU prennent le virage des soins de santé axés sur la valeur

Et si le succès d’une clinique de diabète ne se mesurait pas uniquement par le nombre de rendez-vous réalisés, mais aussi par la confiance des usagers à gérer leur maladie, leur expérience de soins et les résultats obtenus dans leur vie quotidienne?

Par Catherine Labbé, infirmière en pratique avancée, secteurs Médecine et Maladies chroniques (volets diabète et MPOC)


C’est précisément l’ambition du projet « Soins de santé axés sur la valeur (SSAV) en diabète », en développement depuis 2025 dans les cliniques de diabète de Santé Québec CHU de Québec-Université Laval (CHU).

Portée par une équipe multidisciplinaire composée de médecins, d’infirmières, de nutritionnistes, de pharmaciens, de gestionnaires, d’experts en amélioration continue et de patients partenaires, cette démarche vise à mieux comprendre l’impact réel des soins offerts en mesurant ce qui compte le plus pour les personnes vivant avec le diabète.
 

Une année de préparation avant le déploiement

Bien que les premiers questionnaires de résultats rapportés aient été transmis aux usagers adultes à partir de juillet 2026, le projet a nécessité près de huit mois de travaux préparatoires. Les équipes ont identifié les résultats prioritaires à mesurer et développé les outils permettant d’évaluer l’expérience ainsi que les résultats rapportés par les usagers.

Cette phase de réflexion a également permis de renforcer la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans les soins du diabète et de développer une vision commune centrée sur la valeur pour les usagers.
 

Donner une voix aux usagers

L’une des réalisations phares du projet est l’intégration de mesures rapportées directement par les usagers.

Les « PROMs » (Patient-Reported Outcome Measures) évaluent les résultats vécus par les usagers eux-mêmes. Dans les cliniques de diabète, le questionnaire retenu est le Questionnaire McGill pour évaluation de l’autonomisation du patient-diabète (MEA-D). Il mesure notamment l’autonomisation de l’usager, sa confiance en ses capacités, ses connaissances liées au diabète et ses habiletés d’autogestion.

Les « PREMs » (Patient-Reported Experience Measures) permettent quant à eux d’évaluer l’expérience de soins. Les usagers sont invités à se prononcer sur leur compréhension des informations reçues, leur participation aux décisions, la coordination des soins et leur satisfaction envers les services offerts.

Ces données viennent compléter les indicateurs cliniques traditionnels afin d’offrir une vision plus complète de la qualité des soins.
 

Des bénéfices pour les usagers et les équipes

Pour les usagers, cette approche favorise des soins davantage adaptés à leurs besoins, une plus grande autonomie et une meilleure expérience de soins.

Pour les équipes cliniques, les données recueillies constituent un levier d’amélioration continue. Elles permettent de mieux comprendre les besoins de la clientèle, de cibler les interventions les plus porteuses, d’évaluer les initiatives mises en place ainsi que d’appuyer les décisions cliniques et organisationnelles sur des données concrètes.

Au-delà des indicateurs, le projet contribue également à renforcer la collaboration interprofessionnelle et à développer une culture où les décisions sont guidées par les résultats qui ont véritablement de l’importance pour les usagers.
 

Le 14 novembre : une occasion de sensibiliser

La publication de cet article coïncide avec la Journée mondiale du diabète, soulignée chaque année le 14 novembre. Cette journée rappelle l’importance du dépistage précoce, de l’accès aux soins et de l’accompagnement des personnes vivant avec le diabète. « Agir tôt contre le diabète », thème officiel 2026, met d’ailleurs l’accent sur l’action précoce afin d’améliorer la santé et la qualité de vie des personnes touchées.

Parce qu’au final, la valeur d’un service ne se mesure pas seulement par ce que nous faisons pour les usagers, mais par les résultats que nous obtenons avec eux.


 


Semaine des IPS – 8 au 14 novembre 2026 : une expertise qui fait avancer les soins au CHU

En novembre, la Semaine des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) offre l’occasion de mettre en lumière des professionnel(le)s qui occupent une place grandissante dans les soins offerts auprès des usagers de Santé Québec CHU de Québec-Université Laval (CHU).

Par Olivier Godbout, infirmier praticien spécialisé en soins aux adultes, chef de service - Infirmières et infirmiers praticiens spécialisés


Présent(e)s dans de nombreuses spécialités, les IPS interviennent auprès de clientèles souvent complexes, tant en milieu hospitalier qu’en soins ambulatoires. Leur pratique avancée leur permet notamment d’évaluer l’état de santé, de diagnostiquer des maladies, de prescrire des examens et des traitements ainsi que d’assurer le suivi des usagers, en étroite collaboration avec les équipes médicales et interdisciplinaires. 

L’équipe poursuit d’ailleurs sa croissance des dernières années. Un total de 58 candidates IPS et IPS composent maintenant la grande équipe. Cette évolution témoigne de la place que prend l’expertise IPS dans l’organisation des soins au CHU. 

Les infirmières praticiennes spécialisées et les infirmiers praticiens spécialisés (IPS) du CHU. Source : Direction des soins infirmiers.

Photos des IPS du CHU présentées en mosaïque.

Mais l’apport des IPS dépasse largement la consultation clinique. L’équipe a également contribué au développement d’activités de pratique réflexive et de codéveloppement, à l’implantation d’un programme de mentorat structuré ainsi qu’à différentes initiatives de transfert des connaissances, dont les Midis-IPS. Le comité des IPS, un sous-comité du Conseil des infirmières et infirmiers, est partie prenante de ces réalisations et assure une vigie de la qualité des soins spécifiquement en regard des activités des IPS.

L’innovation occupe également une place importante dans les pratiques IPS. Entre autres, un tableau de bord Power BI développé au CHU permet maintenant de mieux rendre visibles les activités cliniques directes et indirectes des IPS, leur volumétrie et certaines dimensions moins visibles de leur pratique avancée. Cet outil soutient une meilleure compréhension de leur contribution ainsi que les démarches d’amélioration de la qualité et de la performance.

À vous, les IPS du CHU, cette semaine est surtout l’occasion de vous dire merci !

Derrière les projets, les indicateurs et les nouvelles façons de faire, il y a votre expertise, votre jugement clinique et votre volonté constante d’améliorer les soins. Par votre présence auprès des usagers, mais aussi par vos contributions à l’enseignement, à la collaboration interprofessionnelle et à l’amélioration des pratiques, vous participez concrètement à faire progresser la qualité des soins au CHU.

Soyez fières et fiers du chemin parcouru ainsi que des gains auxquels vous contribuez chaque jour. Bonne Semaine des IPS, et surtout, merci pour votre engagement envers nos usagers, leurs proches et les équipes du CHU!


 


Déconstruire les mythes pour mieux collaborer

Le 14 octobre dernier, l’amphithéâtre Fisher du CHUL a accueilli la 7e édition du Focus AIC, un rendez-vous désormais incontournable pour les assistantes et assistants infirmiers-chefs (AIC) de Santé Québec CHU de Québec-Université Laval (CHU). 

Par Catherine Labbé, infirmière en pratique avancée, secteurs Médecine et Maladies chroniques (volets diabète et MPOC)


Cette rencontre de développement professionnel, organisée sous le signe du leadership, s’est penchée sur une préoccupation soulevée par plusieurs AIC : comment mieux comprendre les différences générationnelles afin de renforcer la collaboration au sein des équipes de travail.

En ouverture de la journée, Mme Valérie Dancause, directrice des soins infirmiers, a souhaité la bienvenue aux participant(e)s en soulignant la contribution essentielle des AIC au sein de l’organisation. Son allocution a également permis d’introduire les réflexions au cœur de la conférence, en invitant les participants à porter un regard renouvelé sur les facteurs qui façonnent les dynamiques d’équipe et la collaboration dans les milieux de soins. Une mise en contexte qui faisait écho au thème de l’atelier.

Photo de Madame Valérie Dancause au lutrin.

Pour l’occasion, la firme Alia Conseil a animé l’atelier-conférence intitulé « Et si on arrêtait de parler de générations? Déconstruire pour mieux collaborer ». Présentée par Mme Marielle Bourguignon-Cyr, psychologue du travail et des organisations, et Mme Nathalie Sibéril, consultante en développement organisationnel, la rencontre invitait les AIC à remettre en question plusieurs idées reçues associées aux générations au travail.

Mme Nathalie Sibéril et Mme Marielle Bourguignon-Cyr.

Dès les premières activités interactives, il est apparu que, malgré les différences générationnelles, les réalités, les besoins et les aspirations partagés sont souvent plus nombreux que les éléments de distinction. Les discussions de groupe ont permis aux AIC de réfléchir aux biais qui peuvent influencer les perceptions et les interactions en milieu de travail.

L’un des messages phares de la conférence reposait sur les données scientifiques les plus récentes. Contrairement à plusieurs croyances populaires, les différences entre les générations en matière de satisfaction au travail ou d’engagement organisationnel seraient généralement faibles. Les recherches présentées suggèrent plutôt que l’âge, l’expérience, le contexte de travail ou l’étape de carrière expliquent davantage les comportements observés que l’appartenance à une génération particulière.

Au-delà de la déconstruction des mythes, l’atelier proposait des pistes concrètes pour favoriser une collaboration plus inclusive. Les AIC ont découvert les six composantes du leadership inclusif : l’engagement, le courage, la conscience de ses biais, la curiosité, l’intelligence culturelle et la collaboration. L’objectif n’était pas seulement de mieux comprendre les différences, mais surtout de créer des environnements où chacun se sent considéré, entendu et en mesure de contribuer pleinement.

Photo de l'amphithéâtre et des AIC dans l'assistance.

Les commentaires recueillis à l’issue de l’activité démontrent d’ailleurs que le message a trouvé écho auprès des AIC. Qualifiée de « très intéressante », « stimulante » et « enrichissante », la conférence a été largement appréciée pour la pertinence de son contenu, le dynamisme des animatrices et la qualité des échanges. Plusieurs AIC ont souligné l’expertise des formatrices ainsi que leur capacité à vulgariser des concepts complexes tout en proposant des réflexions concrètes applicables à leur pratique. 

En conclusion, ce Focus AIC a rappelé une leçon essentielle : derrière les générations se trouvent avant tout des personnes, chacune avec son parcours, ses motivations et ses besoins. En misant sur l’écoute, l’ouverture et le leadership inclusif, les AIC disposent d’outils concrets pour renforcer la collaboration et maintenir des équipes mobilisées dans un environnement de soins en constante évolution.

 


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Dernière révision du contenu : le 2 novembre 2026

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