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Implant cochléaire

Centre québécois d'expertise en implant cochléaire

Mots clefs

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Description

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Le Centre québécois d’expertise en implant cochléaire regroupe les expertises de deux établissements de Québec, le CHU de Québec-Université Laval, L'Hôtel-Dieu de Québec (L'HDQ) et l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Il compte des professionnels de différentes disciplines : oto-rhino-laryngologie, audiologie, orthophonie, psychologie, travail social, éducation spécialisée et soutien technique. Son rôle est d’assurer la sélection des candidats, de soutenir les centres concernés par des formations, de donner des stages pratiques, de favoriser les échanges entre intervenants et d’organiser des événements spéciaux favorisant le partage des connaissances.


Le volet médical (chirurgies et suivis médicaux) et la programmation initiale sont assurés par L’HDQ, qui est le seul centre hospitalier québécois accrédité par le ministère de la Santé et des Services sociaux dans ces domaines.
 

L’IRDPQ travaille avec L’HDQ afin de soutenir l’obtention d’une programmation initiale optimale. Il agit également à titre de centre suprarégional pour l’Est du Québec. Il est responsable de la réadaptation fonctionnelle intensive des usagers de cette région.


Afin de toujours être à la fine pointe de la technologie en implant cochléaire, le Centre d’expertise effectue des travaux de recherche en collaboration avec l’Université Laval. Il favorise également le développement et la mise à jour des connaissances de son équipe par la participation régulière des professionnels à différents colloques, congrès, séminaires et formations à travers le monde. 

Pour une évaluation de votre candidature pour un implant cochléaire.

Historique

1984

Le Docteur Pierre Ferron, oto-rhino-laryngologiste, effectuait la première chirurgie d’implantation cochléaire à L’HDQ.
 

1987

L’HDQ et l’IRDPQ collaborent dans le cadre du Programme québécois pour l’implant cochléaire afin d’offrir un service complet lié à tous les volets de l’implantation cochléaire.

Dr Ferron opère le premier enfant au Canada à recevoir un implant cochléaire multiélectrode.
 

2000

Le Dr Ferron pose un implant cochléaire à une enfant de 5 mois, ce qui constitue une première mondiale.
 

2003

Un projet de recherche permet aux personnes avec déficience visuelle de recevoir deux implants cochléaires.
 

2006

Un autre projet de recherche sur l’implantation bilatérale débute à Québec, cette fois auprès des jeunes enfants.

Installation d’un implant auditif au tronc cérébral pour la première fois à Québec, chirurgie qui a eu lieu à l’Hôpital L’Enfant-Jésus à Québec.
 

2007

Le programme est reconnu sous l’appellation de Centre québécois d’expertise en implant cochléaire.

Afin d’offrir des services de qualité le plus près possible du milieu de vie de l’usager, d’autres établissements de réadaptation régionaux peuvent maintenant dispenser les services de réadaptation fonctionnelle intensive (à la suite de la programmation initiale).
 

2008

Dr Bussières opère la doyenne des personnes qui ont reçu un implant cochléaire au Québec. Elle était âgée de 90 ans.
 

2012

Dr Bussières opère une enfant âgée de 4 mois et demi. Cette enfant demeure encore aujourd’hui un des plus jeunes enfants au monde qui ait reçu un implant cochléaire.

L’implantation bilatérale au Québec est maintenant financée par le Ministère de la Santé et des Services sociaux, selon certains critères et en nombre restreint.
 

2016

Premières chirurgies d’implantation cochléaire chez des personnes avec surdité unilatérale avec acouphènes ont lieu via un projet de recherche.
 

Aujourd’hui

À ce jour, près de 2800 chirurgies d’implantations cochléaires ont été effectuées, dont le plus jeune cas âgé de 4 mois et le plus âgé de plus de 90 ans.


Pour en savoir plus sur l'histoire de l'implantation cochléaire : Petite histoire de l'implant cochléaire parue dans le journal Sourdine, numéro 221, décembre 2017. Cet article est tiré du vidéo "Le moulin à sons" présenté lors du 3e colloque québécois sur l'implant cochléaire à l'occasion du 30e anniversaire de l'implant cochléaire au Québec, le 30 mai 2014.

Cliquer ici pour visionner le Moulin à sons

Autres membres de l’équipe

Chirurgiens (ORL)

Dr Richard Bussières (directeur)
Dr Mathieu Côté
Dr Daniel Philippon

 
Audiologistes (programmation)

Julie Belzil
Joanie Bolduc
Catherine Garneau
Amélie Gaudreault
Jérôme-Olivier Lebrun
Carole Losier
Mireille Rouette
Nicolas Rouleau


Responsable du soutien technique

France Bouvry
 

Audiologistes (réadaptation)

Catherine Champagne
Alexandra Genest
Audrey Goulet
Mélanie Laferrière
Maryse Landry
Isabelle Millette
Stéphanie Rouleau
Geneviève Tremblay
 

Agentes administratives

Nicole Gagnon (L'HDQ)
Fabienne Astrou (IRDPQ)
 

Orthophonistes (réadaptation)

Suzie Gobeil
Annie Vaillancourt
 

Psychologues (réadaptation)

Geneviève Mainville
Anne Rochefort


Éducatrices spécialisées (réadaptation)

Élizabeth Arsenault
Isabelle Beaumont
Louise Dostie
Caroline Gingras


Travailleuse sociale (réadaptation)

Marie-Hélène Gravel-Grenier
 

Chercheurs

François Bergeron (Université Laval et CIRRIS)
Louise Duchesne (UQTR et CIRRIS)

Recherche et développement

Projets de recherche en cours : 
 

  1. Implant surdité unilatérale / acouphènes.
     

  2. Benefits in speech perception in noise with signal processing features of the Naida CI Q90 sound processor.
     

  3. Adaptation du AzBio pédiatrique en français.
     

Pour plus d'informations sur nos présentations/publications

1- Implant surdité unilatérale / acouphènes.
Anthony Lambert, Mathieu Côté, Richard Bussières, François Bergeron.

L’objectif de l’étude est d’explorer les bénéfices de l’implantation cochléaire au regard de l’acouphène, des performances auditives et de la qualité de vie des patients en situation de surdité unilatérale avec acouphène.

Les indications chirurgicales reconnues pour l’implant cochléaire sont centrées sur les surdités bilatérales sévères à profondes.  Chez l’adulte, l’amélioration des performances auditives est bien établie. Chez l’enfant, l’implantation permet le développement de la parole, du langage et de la communication.

Considérant les avantages fonctionnels de la binauralité, l’implantation cochléaire bilatérale gagne présentement en popularité. Les études démontrent un accès à la localisation des sources sonores et une amélioration de la perception de la parole, en particulier en présence de bruit compétitif.

L’acouphène ipsilatéral représente un défi thérapeutique chez les personnes avec surdité unilatérale.  Il est difficile d’utiliser les techniques de masquage habituelles. L’implant cochléaire pourrait être une alternative pertinente.

En accord avec les principes de gestion de l’acouphène et le développement de l’implantation bilatérale, cette population précise pourrait potentiellement bénéficier d’un appareil leur offrant les avantages de la binauralité en plus de réduire l’intensité de leur acouphène.

  
2-Benefits in speech perception in noise with signal processing features of the Naida CI Q90 sound processor.
Bergeron F, Lemolton A, Agrawal S.

Le processeur Advanced Bionics (AB) Naída CI Q90 intègre de nouveaux algorithmes de traitement du son basés sur la technologie utilisée dans les aides auditives Phonak, qui a été développes et adaptée aux implants cochléaires. Ces algorithmes comprennent un système de formation de faisceau acoustique (beamformer) adaptatif, appelé UltraZoom, destiné à améliorer la performance auditive dans des conditions bruyantes, en particulier lorsque la parole provient d’un locuteur placé devant la personne malentendante.  La technologie Binaural VoiceStream (BVST) fournit une transmission sans fil de données entre deux processeurs Naida CI (implants bilatéraux) ou un processeur Naida CI et une prothèse auditive Naida CI (appareillage bimodal). La transmission sans fil d'une oreille à l'autre permet la création d'un faisceau acoustique de troisième ordre en utilisant 4 microphones (deux sur chaque oreille). Ce faisceau directif supplémentaire (appelé StereoZoom) devrait apporter une amélioration additionnelle à la compréhension de la parole dans les environnements bruyants.  Le BVST permet également la diffusion du signal reçu sur un côté de la tête à l'oreille controlatérale, permettant une meilleure audition au téléphone (application DuoPhone) ou dans les situations où le signal d'intérêt est situé sur le côté de l'auditeur (par exemple dans la voiture; application ZoomControl). De plus, le BVST permet aux personnes ayant un seul implant d'utiliser un dispositif sans fil CROS sur l'oreille non implantée afin de transmettre les sons de cette oreille au processeur Naida CI Q70/90 du côté implanté.


Ces caractéristiques sont conçues pour améliorer davantage les bénéfices auditifs de l'implantation cochléaire pour les personnes ayant une déficience auditive sévère. Selon la perspective d'une pratique clinique fondée sur les faits scientifiques (evidence based practice), il est essentiel de documenter les bénéfices auditifs liés à l’application de ces caractéristiques.  Les données recueillies permettront de confirmer l'efficacité de ces nouvelles possibilités offertes aux utilisateurs d’implants cochléaires, soutiendra les décisions cliniques liées à la mise en fonction de ces caractéristiques et aidera à établir des lignes directrices pour la sélection des meilleures options sur un individu Base. 

Objectifs :
1- Évaluer les bénéfices de la technologie directionnelle du processeur Naida CI Q90 dans une situation d'écoute courante, mais difficile, chez des personnes implantées unilatéralement.
2-  Évaluer les gains supplémentaires apportés par un dispositif CROS pour ces personnes dans le même environnement quotidien.


3-Adaptation du AzBio pédiatrique en français.
L’amélioration de la perception auditive est l’un des principaux objectifs de l’intervention audiologique auprès d’une population atteinte d’une déficience auditive. Dans le but de guider ces interventions et d’évaluer leur efficacité, plusieurs tests sont disponibles. Idéalement, ces tests devraient permettre de mesurer les habiletés complexes qu’utilisent au quotidien les personnes ayant une déficience auditive.
 

Le test AzBio a été développé dans le but de (1) fournir une évaluation non biaisée des patients à l’aide de phrases représentatives du quotidien, (2) permettre une évaluation dans un grand nombre de conditions, (3) créer des listes de phrases ayant un niveau de difficulté similaire afin de permettre la comparaison intra-individuelle, (4) fournir une estimation de la performance qui est cohérente avec la perception qu’a le patient de sa performance dans la vie de tous les jours (Spahr et al., 2012). Depuis son introduction, le test Azbio a été largement diffusé auprès des équipes anglophones d’implants cochléaires, particulièrement en raison du haut niveau de complexité du matériel, soit un niveau linguistique élevé, le recours à plusieurs locuteurs et à un bruit masquant composé de multiples voix entremêlées, qui permet de prévenir l’effet plafond souvent retrouvé dans d’autres outils d’évaluation. Des travaux de développement et de normalisation d’une version francophone internationale pour les adultes ont récemment été réalisés (Bergeron et al. 2016). L’adaptation de la version pédiatrique du AzBio original (Spahr et al., 2014) proposée par ce projet constitue un complément à ces travaux.  

Objectifs :
Ce projet a pour but de poursuivre les travaux d’adaptation du test AzBio en version francophone internationale.  Cette phase vise la version pédiatrique du test.  

Les objectifs spécifiques sont :
1-  Créer un corpus de phrases francophones.
2- Valider le corpus auprès d’enfants francophones de maternelle et de première année.
3-  Générer des listes de phrase à partir du corpus validé.
4-  Vérifier l’équivalence des listes auprès d’auditeurs malentendants.
 
Ces travaux sont importants afin d’offrir aux chercheurs et aux cliniciens un outil de référence pour établir l’efficacité d’interventions technologiques ou thérapeutiques auprès d’enfants présentant une surdité. Cette pratique est cohérente avec l’approche contemporaine en santé guidée par les faits scientifiques où l’efficacité des interventions doit être documentée pour soutenir les décisions.

Dernière révision du contenu : le 14 novembre 2019

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