Contenu de la page.

L'IA pour identifier les bactéries responsables d’une infection urinaire

5 décembre 2019

Arnaud Droit.

Québec, le 5 décembre 2019 - Des travaux sur l’identification des pathogènes responsables des infections urinaires ont mené une équipe de chercheurs du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHU) à développer une nouvelle technique ultra rapide pour l’identification des bactéries.

La technologie développée par Arnaud Droit, chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et professeur à l’Université Laval, et sa collègue Florence Roux-Dalvai, profesionnelle de recherche, permet d’identifier la bactérie responsable de l’infection directement à partir d’un échantillon d’urine. En combinant la spectrométrie de masse et l’intelligence artificielle, ils arrivent à détecter la signature peptidique unique que laisse chaque bactérie dans l’organisme, et ce, en moins de quatre heures. Par ailleurs, des développements sont en cours afin d’automatiser le processus et de réduire encore le temps d’analyse.

« Le test actuellement utilisé au Québec pour identifier le pathogène responsable des infections urinaires prend 24 à 48 heures, explique Arnaud Droit. Durant cette période d’attente, les médecins prescrivent des antibiotiques à large spectre aux personnes qui présentent les symptômes d’une infection urinaire. Or, ce type d’antibiotique contribue à augmenter la résistance bactérienne. »

Dans un contexte où les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques, l’administration de traitements ciblés, qui ne visent que le pathogène en cause, revêt une importance particulière. La technique développée au CRCHU pourrait donc contribuer à un meilleur usage des antibiotiques, en plus de diminuer considérablement le temps d’attente des patients pour obtenir leur diagnostic.

En plus de poursuivre ses travaux afin d’élargir le nombre d’infections ciblées, l’équipe d’Arnaud Droit cherche à adapter cette méthode sur d’autres types d’échantillons cliniques, par exemple le sang ou le liquide céphalo-rachidien.
 
À propos du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval
Plus important centre de recherche francophone en Amérique du Nord, le Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval regroupe en cinq sites plus de cinq cents chercheurs. Avec ses revenus de recherche de près de 110 M$, il se positionne au deuxième rang québécois et au neuvième rang canadien du Canada’s Top 40 Research Hospitals 2019. Le CRCHU s’est aussi vu attribuer la cote « Exceptionnel » par le Fonds de recherche du Québec - Santé (FRSQ) au terme de sa plus récente évaluation, en 2018.
 
À propos du CHU de Québec-Université Laval
Regroupant le CHUL, L'Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'Hôpital du Saint-Sacrement et l'Hôpital Saint-François d'Assise, le CHU de Québec-Université Laval est le plus important centre hospitalier de soins spécialisés du Québec et l'un des plus grands au Canada. Dispensant des soins généraux et spécialisés, mais surtout surspécialisés, le CHU de Québec-Université Laval dessert la population de tout l'est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l'Université Laval et orienté vers l'avenir, il détient également une mission d'enseignement, de recherche dans de nombreux domaines d'excellence et d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé. Le CHU de Québec-Université Laval compte plus de 12 500 employés, 1 500 médecins, dentistes et pharmaciens, 527 chercheurs réguliers et associés, 1 434 professionnels de recherche, de même que 1001 étudiants aux cycles supérieurs et 412 bénévoles.  www.chudequebec.ca
 

Dernière révision du contenu : le 5 décembre 2019

Signaler une erreur ou émettre un commentaire