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Une étude démontre que 10 ans de thérapie hormonale réduit les risques de récidive du cancer du sein

7 juin 2016

Québec le 7 juin 2016-  Les résultats d’un important essai clinique en cancer du sein viennent d’être  présentés au congrès annuel de  l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago et publiés simultanément dans le New England Journal of Medicine. Les chercheurs ont réussi à démontrer que les femmes ménopausées avec un cancer du sein hormonodépendant et ayant reçu 5 ans d’un inhibiteur de l’aromatase profitent du fait de prolonger l’utilisation de l'inhibiteur aromatase (AI) avec l’utilisation de letrozole (Femara) pour 5 années supplémentaires. Un inhibiteur aromatase est un médicament qui bloque la production d’œstrogène, hormone qui dans les cas de cancer du sein, favorise la croissance de ce type de tumeur.
 

L’essai clinique MA.17R du Groupe Canadien des Essais sur le Cancer comparait la poursuite d’un inhibiteur de l’aromatase, appelé letrozole, chez les patientes ménopausées avec un cancer du sein hormonodépendant par rapport à un placebo. Toutes les patientes avaient déjà reçu auparavant 5 ans d’inhibiteur de l’aromatase. Les résultats principaux ont été présentés durant la session plénière du congrès ASCO le 5 juin par le Dr Paul Goss du Massachusetts General Hospital et les résultats de la qualité de vie par la Dre Julie Lemieux du CHU de Québec-Université Laval le 6 juin.
 

En effet, les femmes qui ont reçu ce traitement pendant cinq ans supplémentaires avaient un risque de récidive inférieur de 34 % que celles qui ont reçu le placebo. Ainsi, après 6.3 ans de traitement, 95% des femmes du groupe letrozole ne vivaient pas de récidive ou de nouveau cancer du sein en comparaison à 91% dans le groupe placebo. Les résultats de la qualité de vie ont démontré qu’il n’y avait pas de différence dans la qualité de vie globale ou dans la qualité de vie associée à la ménopause pour les patientes qui ont pris du letrozole par rapport à celles qui ont pris le placebo.
 

« Cette présentation démontre l’importance de la recherche clinique faite par les groupes coopératifs. Le Centre des maladies du Sein du CHU de Québec participe activement à la recherche clinique», a déclaré la Dre Julie Lemieux, hémato-oncologue et chercheure au CHU de Québec-Université Laval, auteure principale de l'analyse des résultats de la qualité de vie qui ont été présenté ce jour à ce congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO).
 

L’équipe Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia de Québec traite plus de 1155 nouveaux cas de cancer du sein annuellement, ce qui en fait l'un des centres les plus importants au Canada. Le Centre traite ainsi, à lui seul à chaque année, plus de 13 % de tous les cancers du sein diagnostiqués au Québec.


À propos du CHU de Québec-Université Laval
 

Regroupant le CHUL, L'Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'Hôpital du Saint-Sacrement et l'Hôpital Saint-François d'Assise, le CHU de Québec-Université Laval est le plus important centre hospitalier universitaire du Québec et l'un des plus grands au Canada. Dispensant des soins généraux et spécialisés, mais surtout surspécialisés, le CHU de Québec-Université Laval dessert la population de tout l'est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l'Université Laval et orienté vers l'avenir, il détient également une mission d'enseignement, de recherche dans de nombreux domaines d'excellence et d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé. Le CHU de Québec-Université Laval compte près de 14 000 employés, 1 500 médecins, dentistes et pharmaciens, 317 chercheurs réguliers et associés, de même que 192 chercheurs affiliés et 680 bénévoles.  www.chudequebec.ca

 

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Sources :  Direction des communications et du rayonnement
CHU de Québec-Université Laval
418 525-4387

Dernière révision du contenu : le 7 juin 2016

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