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Un essai clinique pour améliorer le traitement du cancer du pancréas

20 janvier 2020

La Dre Anne Gangloff et le Dr Maxime Chénard-Poirier.

Une équipe du CHU de Québec-Université Laval (CHU) entame un essai clinique afin de développer de nouvelles options thérapeutiques pour traiter l’adénocarcinome du pancréas, un cancer agressif dont le taux de survie moyen est de moins d’un an.
 
L’adénocarcinome du pancréas est un type de cancer qui nécessite un apport important en cholestérol pour progresser.
 
Au cours des dernières années, de puissants médicaments abaissant le cholestérol sanguin ont été développés : les inhibiteurs de la PCSK9, une enzyme impliquée dans le métabolisme du cholestérol. Les inhibiteurs de la PCSK9 sont utilisés en combinaison avec d’autres médicaments capables de réduire le cholestérol sanguin afin de prévenir et de traiter les maladies cardiovasculaires.
 
Une équipe de cinq chercheurs du CHU, dirigée par la Dre Anne Gangloff et codirigée par le Dr Maxime Chénard-Poirier, a obtenu une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada pour vérifier si cette combinaison de médicaments pourrait ralentir, voire arrêter, la progression du cancer du pancréas en induisant une pénurie en cholestérol.
 
La phase 1 de l’étude sera menée avec 12 patients qui seront recrutés au printemps 2020. Cette première partie de la recherche permettra d’établir la faisabilité d’incorporer à la chimiothérapie courante trois médicaments réduisant le taux de lipides sanguins. Diverses données seront recueillies avant et pendant l’étude, dont des prélèvements sanguins pour vérifier et quantifier la toxicité de ce nouveau traitement notamment sur le foie, les muscles et le sang. Ces données permettront également d’élaborer la phase 2 de cet essai clinique, laquelle aura pour principal objectif de valider l’efficacité du traitement sur un plus grand nombre de patients.
 
Une voie prometteuse
Cette étude ouvre la voie à un nouveau type de thérapie, puisque l’induction d’une carence en cholestérol pourrait également être bénéfique dans le traitement de plusieurs autres cancers, dont celui de la peau et les cancers hormonodépendants, tels ceux du sein et de la prostate. Et autre bonne nouvelle : les médicaments utilisés dans l’étude sont relativement peu coûteux!
 
L’équipe
L’équipe de recherche est dirigée par la Dre Anne Gangloff, médecin spécialiste en biochimie médicale et spécialiste des maladies lipidiques. La Dre Gangloff est secondée par le Dr Maxime Chénard-Poirier, hémato-oncologue spécialisé en essais cliniques de phases 1 à 3. Trois autres chercheurs participent à l’étude, soit le Dr Félix Couture, hémato-oncologue et directeur de la plateforme de recherche en oncologie digestive du CHU, le Dr Frédéric Calon, pharmacien et chercheur au CHU, ainsi que le Dr Nabil Seidah, découvreur de la PCSK9 et chercheur de renommée internationale œuvrant à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.
 

Dernière révision du contenu : le 20 janvier 2020

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