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Test moins invasif et plus sécuritaire que l’amniocentèse pour les femmes enceintes

2 juin 2020

Le leadership et l’expertise d’une équipe du CHU de Québec-Université Laval mène à l’implantation progressive du test génomique prénatal non invasif au Programme québécois de dépistage prénatal.

 
 
Le CHU de Québec-Université Laval (CHU) se réjouit de l’annonce du ministère de la Santé est des Services Sociaux, plus tôt aujourd’hui, quant à l’ajout du test génomique prénatal non invasif (TGPNI) au Programme québécois de dépistage prénatal. Cette annonce fait suite aux travaux du Dr François Rousseau, médecin biochimiste, directeur du département de médecine de laboratoire du CHU et chercheur régulier au Centre de recherche du CHU, ainsi que de son équipe dans le cadre du projet PEGASE. 
 
Le test génomique prénatal non invasif (TGPNI) consiste en une analyse de l’ADN fœtal par une prise de sang chez la mère. Il pourra être offert de façon volontaire aux femmes dont le test biochimique, la première étape du Programme québécois de dépistage prénatal, indique une probabilité élevée de donner naissance à un bébé ayant une trisomie.
 
«Chaque année, avant la réalisation du projet PÉGASE, jusqu’à 10 000 futures mamans canadiennes se voyaient offrir une amniocentèse à cause d’une probabilité élevée de donner naissance a un bébé avec une trisomie. Cette procédure, qui consiste à prélever du liquide amniotique entourant le bébé dans l’utérus de la mère afin de détecter des anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21 chez l’enfant à naître n’est pas sans risques : on estime que jusqu’à 70 grossesses dites «normales» pourraient se solder par une fausse couche à la suite de complications découlant de l’amniocentèse, explique le Dr François Rousseau.
 
Le test génomique prénatal non invasif (TGPNI) est une alternative moins invasive et plus sécuritaire que l’amniocentèse.* Avec une simple prise de sang prélevée chez la mère, il est possible de détecter certaines irrégularités chromosomiques, dont la trisomie 21. Le projet de recherche PÉGASE a démontré qu’il était possible d’offrir le TGPNI dans tout le réseau de santé public québécois, renchérit Dr Rousseau».
 
Ce projet de recherche, financé à hauteur de 10,5 millions de dollars sur quatre ans, notamment par Génome Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), Génome Québec et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, a impliqué la participation de plus de 4 000 femmes enceintes recrutées à travers tout le Canada et la collaboration d’équipes de recherche de partout au pays ainsi qu’en Europe.
 
Pour ce projet d’envergure, le Dr Rousseau a réuni plus de 30 investigateurs et collaborateurs répartis dans 12 universités, dont la Dre Sylvie Langlois de UBC (Vancouver, volet « Validation des tests), le Dr Daniel Reinharz (Université Laval, volet économie de la santé), la Dre Vardit Ravitsky (Université de Montréal, volet éthique, légal et social) et la Dre France Légaré (Université Laval, volet prise de décision partagée et outils d’implantation).  
 
«C’est le travail interdisciplinaire et la collaboration enthousiaste de tous les chercheurs et participantes à cette étude qui ont permis de réussir à produire tous les livrables attendus du projet, dans le budget prévu et de voir le test disponible gratuitement dans le Réseau en moins de 2 ans après la fin du projet ! Je félicite les instigateurs et les partenaires de ce projet pour leur leadership qui nous permettra d'offrir des soins encore plus sécuritaires aux futures mères », a conclu  M. Martin Beaumont, PDG du CHU de Québec-Université Laval.
 
 
*les résultats anormaux du TGPNI doivent toutefois être confirmés par cette procédure.

 
 

Entrevue avec le Dr François Rousseau sur le sujet  



À propos du CHU de Québec-Université Laval
Regroupant le CHUL, L'Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'Hôpital du Saint-Sacrement et l'Hôpital Saint-François d'Assise, le CHU de Québec-Université Laval est le plus important centre hospitalier de soins spécialisés du Québec et l'un des plus grands au Canada. Dispensant des soins généraux et spécialisés, mais surtout surspécialisés, le CHU de Québec-Université Laval dessert la population de tout l'est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l'Université Laval et orienté vers l'avenir, il détient également une mission d'enseignement, de recherche dans de nombreux domaines d'excellence et d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé. Le CHU de Québec-Université Laval compte plus de 12 500 employés, 1 500 médecins, dentistes et pharmaciens, 343 chercheurs réguliers et associés, 169 chercheurs affiliés, 434 professionnels de recherche, de même que 1001 étudiants aux cycles supérieurs et 412 bénévoles.    www.chudequebec.ca
 
 
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Source :
Direction adjointe des communications – CHU de Québec-Université Laval
Bryan Gélinas, conseiller en communication
415 525-4387

 

Dernière révision du contenu : le 2 juin 2020

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