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Le nouveau complexe hospitalier permettra la mise en place d’un centre intégré de cancérologie

19 juin 2015

Le centre de radio-oncologie, dont l’ouverture est prévue en décembre 2019, permettra de grandes améliorations cliniques et une réponse de pointe aux besoins grandissants des patients de tout l’est du Québec. Depuis qu’elle a reçu l’avis de reconnaissance des besoins de la radio-oncologie du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), l’équipe du nouveau complexe hospitalier (NCH) planche avec les architectes pour livrer le programme fonctionnel et technique (PFT) au MSSS en juin, en conformité avec les échéanciers. Pour ce secteur d’activités, quelques avantages ressortent nettement du plan clinique : différentes modalités d’imagerie pour la planification des traitements, les appareils de traitements spécialisés et une deuxième salle de curiethérapie vont améliorer le service et la qualité des traitements.


Toujours en intégrant la démarche innovante lean, impliquant les cliniciens et professionnels concernés, le centre intégré de cancérologie (CIC), incluant la radio-oncologie, est en planification alors que se dessinent partout dans le monde les piliers d’une pratique collaborative en matière de traitement du cancer. Le maillage et la planification des modes de traitement est au coeur des travaux de conception du NCH. Selon la littérature et plusieurs exemples de projets voyant le jour au Canada et aux États-Unis, toutes les spécialités oncologiques doivent être intégrées autour du patient. La radio-oncologie n’est qu’un des jalons du CIC qui prendra forme par la suite. Le projet illustre une approche novatrice et moderne en traitement du cancer et c’est dans cette optique que se planifie le centre intégré de cancérologie dans le NCH.
 

Faits en bref 
  • Le rapprochement de spécialités oncologiques au même endroit améliorera la communication, la qualité et la personnalisation des traitements.

  • Les patients et l’équipe soignante bénéficieront de ces améliorations, permettant de combiner chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie.

  • Les installations du NCH et les nouveaux appareils permettront d’optimiser l’offre de service suprarégionale.

  • 12 appareils de traitement seront installés en radio-oncologie, contre 8 à l’heure actuelle, dont certains arrivent à la fin de leur vie utile.

  • De ce nombre, 4 appareils spécialisés seront dédiés aux traitements de radiochirurgie, de stéréotaxie et de radiothérapie adaptative.

  • En plus des 2 appareils de tomodensitométrie actuels, 1 IRM et 1 TEP (tomographie par émission de positrons) seront ajoutés aux appareils de planification.

  • Ces 4 appareils seront réunis dans les mêmes locaux que le plateau technique pour les traitements, évitant ainsi des déplacements au patient.

  • L’utilisation des différentes modalités d’imagerie permet de cibler de manière beaucoup plus précise les zones qui doivent être traitées.

  • 1 salle additionnelle en curiethérapie, équipée comme une salle de chirurgie, incluant l’IRM, permettant des ajustements en temps réel.

  • Avec ces nouveaux locaux et équipements, les étudiants profiteront d’une formation à la fine pointe et les chercheurs élargiront leurs champs de recherche.

  • Des esquisses seront incluses au PFT pour la radio-oncologie qui sera déposé d’ici la fin juin au MSSS, tel que prévu aux échéanciers.

  • Les architectes planchent aussi sur divers scénarios d’implantation du NCH, intégrant la radio-oncologie, sur le site de l’Enfant-Jésus.

Citations

« Le standard du 21e siècle, c’est d’utiliser la résonnance magnétique de planification, technologie qui n’est pas disponible actuellement au CHU de Québec, étant donné les contraintes d’espace. Le Département d’imagerie médicale nous accommode au besoin pour faire certains cas, mais nous devons déplacer les patients. Dans le NCH, nous aurons deux appareils de tomodensitométrie, un IRM et un TEP (tomographie par émission de positrons) réunis dans les mêmes locaux que notre plateau technique pour les traitements », explique M. Jacques Émond, directeur à la Direction clinique du nouveau complexe hospitalier.


« L’utilisation de ces différentes modalités d’imagerie permet de cibler de manière beaucoup plus précise les zones à traiter. Si on cible mieux les zones à traiter ou à protéger avec l’appareil d’imagerie approprié, ça nous permet d’augmenter d’une part la dose aux endroits où c’est nécessaire et d’autre part de la réduire aux organes qui doivent être protégés. C’est une approche thérapeutique fondamentale. Nous avons tout évalué, retourné cette question dans tous les sens, mais nos locaux actuels dans le Vieux-Québec ne permettent pas l’ajout de ce type d’appareils. Nous n’avons pas l’espace qu’il faut pour installer les appareils requis et aménager le blindage nécessaire en  termes de radioprotection pour de nouvelles installations », affirme la Dre Isabelle Germain, chef du Département de radio-oncologie.


« Dans un centre hospitalier universitaire qui offre de nombreux programmes de formation ; pour les futurs radio-oncologues mais aussi pour les infirmières, les technologues et pour les étudiants en physique médicale, nous devons leur procurer un environnement qui permette de suivre les indications et les meilleures pratiques retenues par les plus grands centres, ce que permettra les nouvelles installations », précise M. Émond.

 

À propos du CHU de Québec-Université Laval

Regroupant le CHUL, L'Hôtel-Dieu de Québec, l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'Hôpital du Saint-Sacrement et l'Hôpital Saint-François d'Assise, le CHU de Québec-Université-Laval est le plus important établissement de santé du Québec et l'un des plus grands centres hospitaliers universitaires au Canada. Dispensant des soins généraux et spécialisés, mais surtout surspécialisés, le CHU de Québec-Université Laval dessert la population de tout l'est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l'Université Laval et orienté vers l'avenir, il détient également une mission d'enseignement, de recherche dans de nombreux domaines d'excellence et d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé. Le CHU de Québec-Université Laval compte plus de 14 000 employés, 1 600 médecins, dentistes et pharmaciens, 329 chercheurs réguliers et associés, de même que 208 chercheurs affiliés et 680 bénévoles. www.chudequebec.ca

Dernière révision du contenu : le 25 février 2016

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