Contenu de la page.

L’utilisation de dioxyde de carbone (CO2) lors de la coloscopie, une alternative à l’air ambiant?

22 janvier 2015

Un projet d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (ETMIS) a été entrepris au CHU de Québec afin de réviser les preuves relatives à l’efficacité et à l’innocuité de la pratique d’insufflation de dioxyde de carbone (CO2) lors des procédures de coloscopie, un examen qui consiste à évaluer la paroi interne du gros intestin.

Un projet d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (ETMIS) a été entrepris au CHU de Québec afin de réviser les preuves relatives à l’efficacité et à l’innocuité de la pratique d’insufflation de dioxyde de carbone (CO2) lors des procédures de coloscopie, un examen qui consiste à évaluer la paroi interne du gros intestin.
 

Dans l’ensemble, les données probantes suggèrent que, comparativement à l’utilisation de l’air ambiant, l’insufflation de CO2 lors d’une procédure de coloscopie permettrait de diminuer l’intensité de la douleur abdominale postexamen chez les patients. Toutefois, le bénéfice réel associé à l’insufflation du CO2 sur la réduction de la douleur abdominale est difficile à interpréter du point de vue clinique en raison du faible niveau de douleur rapporté dans les études. Malgré l’incertitude entourant l’ampleur réelle de l’effet, l’expérience acquise sur le terrain par les professionnels de la santé impliqués en coloscopie au CHU de Québec et dans d’autres hôpitaux du Québec indique que cette pratique pourrait être bénéfique pour améliorer le confort et l’expérience de soins des patients. Par ailleurs, aucun impact significatif de l’insufflation du CO2 sur le délai de récupération postcoloscopie et le délai avant le départ du patient n’a été rapporté dans les quelques études sur le sujet. L’insufflation de CO2 lors d’une procédure de coloscopie constitue une pratique sécuritaire pour les personnes qui n’ont pas d’altération de la fonction pulmonaire.
 

Consulter le rapport d’évaluation

Dernière révision du contenu : le 2 mars 2016

Signaler une erreur ou émettre un commentaire