Avril 2021 | 5 titres à découvrir




UN TEXTO À LA FOIS

Thibault, Vincent
Québec, Éditions Carrefours azur, 2016, 104 pages

En ces temps de pandémie, comment réussir à ralentir, accueillir, s’offrir des oasis de silence et donner un sens, une direction à ses activités? Bien souvent, qualité rime avec performance, et bien des outils censés nous aider à gagner en productivité viennent plutôt alourdir notre quotidien.

Vincent Thibault, écrivain, voyageur, athlète, artiste et entrepreneur, nous propose des exercices simples et accessibles tiré de ses apprentissages et de son expérience de la méditation à la pleine conscience.

Rémi Tremblay, exprimait en préface : « On me disait enfant d’être vigilant, car le démon se loge dans les détails. Vincent nous démontre que le divin aussi peut y loger. À nous de choisir qui on invite. »

Un texto à la fois peut devenir une belle « prescription santé » pour qui la culture de l’attention, de la clarté et de la bienveillance doit avoir une place de choix.– Alain Dompierre
 



L’AIDE MÉDICALE À BIEN MOURIR

Desclos, Jean
Montréal, Médiaspaul, 2020, 320 pages

L’auteur nous livre un ouvrage aussi magistral qu’accessible, fruit d’une longue expérience d’accompagnement dans la liberté et un profond respect des personnes.

Le chemin proposé respire de réalisme et d’espérance, à un point tel qu’il se lit et se relit, emportant le lecteur dans un pays neuf: celui de sa propre espérance revisitée à la lumière d’un lieu intérieur désencombré des craintes qu’un langage religieux de naguère aurait inscrites tout au fond des âmes bien malgré elles.

Une très belle lecture ouvrant un chemin inédit dans un pays toujours neuf: celui de notre intériorité, lieu et source d’espérance et de vie.

Une lecture et un parcours des plus inspirants.– Marie-Hélène Carette
 



LE TEMPS DES MORTELS

Des Aulniers, Luce 
Montréal, Boréal, 2020, 352 pages

Très tôt dans la préhistoire, les humains ont développé des rituels de mise en terre pour leurs défunts, des rituels qui apaisent et permettent d’établir un nouveau lien avec la personne disparue. « Un rite, écrit Luce Des Aulniers, est un ensemble d’actes et de signes matériels à haute teneur symbolique. […] La fonction symbolique, c’est ce qui nous permet de nous dégager en partie de la contingence pour penser et nommer ce qui se passe. »

Ces rituels ont évolué au fil des siècles, la crémation est devenue de plus en plus fréquente. La présence du corps inanimé d’un proche s’est estompée, explique l’auteure, car l’exposition d’une dépouille a moins cours sous nos latitudes, si bien que le constat de la mort humaine tend à se dématérialiser. Plus récemment, la pandémie nous a empêchés de nous rassembler pour dire adieu à nos proches, et c’est bien souvent à travers les réseaux sociaux que nous rendons hommage aux disparus. Quelles conséquences tous ces changements ont-ils sur notre rapport à la mort et sur l’expérience du deuil ? 

Dans cet ouvrage, l’auteure permet aux lecteurs d’explorer la diversité des pratiques actuelles et de suivre le glissement qui s’est opéré depuis des millénaires face à la perception que nous avons du temps, de l’espace, du caractère irrémédiable de la mort, et par conséquent, de la vie, car «… tout constat de mort vient ébranler l’identité de qui le fait. Et poser la question des suites.»

Docteure d’État en anthropologie, fondatrice du champ des études interdisciplinaires sur la mort, Luce Des Aulniers est professeure émérite au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal. Dans cet ouvrage elle s’appuie sur plus de 40 ans de recherches en socio-anthropologie des rapports à la mort, pour jeter un autre éclairage sur cette inconnue, à la fois étrangère et si familière! – Claudette Lambert
 



À LA RENCONTRE DE LA RELATION D’AIDE DIFFICILE

Collectif, sous la direction de Michel T. Giroux 
Presses de l’Université Laval, 2020, 150 pages

Qui n’a pas vécu une relation d’aide souffrante ou difficile? Ce collectif, sous la direction de Michel T. Giroux, éthicien et avocat spécialisé sur les problématiques en établissement de santé, s’adresse à tous les professionnels de la santé qui désirent mieux comprendre, donner un sens à sa conduite et l’adapter à la situation.

Le livre contient un exposé théorique fondamental et des instruments pratiques. Les principes et valeurs au cœur de la délibération éthique ou de notre introspection de professionnel sont revisités. Finalement, deux études de cas illustrent le propos : la situation des contentions et les problèmes de consommation auxquels des usagers sont confrontés.

Voilà un outil de référence pour les comités d’éthique clinique en soins de santé ou pour tous ceux qui cherchent, dans le respect de l’autonomie des usagers, à être et faire mieux. – Alain Dompierre
 



365 RAISONS D’ÊTRE HEUREUX QUAND MÊME

Guigot, André
Montréal, Novalis, 2020, 329 pages

Ce livre d’André Guigot porte en sous-titre l’optimisme est un sport de combat; j’en déduis que, selon l’auteur, l’optimisme n’est pas un don ou quelque chose d’inné, mais plutôt un état d’esprit qu’on peut cultiver, une tendance ou une disposition qu’on peut faire grandir en soi ou qu’on peut perdre si on n’y prend garde.

André Guigot a obtenu un doctorat en philosophie à la Sorbonne sur le thème : « L’ontologie politique de Jean-Paul Sartre ». Il est aujourd’hui professeur de philosophie à l’Université de Nantes. Il nous livre ici une réflexion sur le bonheur et sur la vie, réflexion fragmentée en 365 courts textes – anecdotes, traits d’humour et récits. À travers ces lignes, le philosophe nous invite à voir le monde sous un angle différent, à considérer les événements du quotidien avec davantage de lucidité, un soupçon d’ironie et une bonne dose de bienveillance.

Ce petit livre nous accompagne agréablement au fil des 365 jours de l’année. Pour vous en faire goûter la saveur, voici quelques extraits choisis au hasard : « Si les humains se sentaient exister suffisamment par eux-mêmes, ils n’auraient pas besoin de compenser leur manque d’être par un surplus d’avoir. (p. 42) « Le train de la vie a déjà fait quelques kilomètres et c’est en courant qu’on le rattrape. Mais ce moment est précieux, irremplaçable et ce n’est pas parce que certains jeux sont faits que vous ne pouvez pas relancer les dés. » (p. 105) « … refuser la pensée aux bêtes sous prétexte qu’elles n’ont pas de langage est très injuste. S’inquiète-t-on seulement de savoir si certains humains qui parlent tant disposent d’un minimum de pensée? » (p. 199) « Ne pas gâcher la vie par l’anticipation, même si ne rien perdre des scintillements de la rivière du temps est difficile. » (p. 242.)

Voilà de quoi nourrir notre méditation au jour le jour. Bonne lecture! – Claude Couillard




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Dernière révision du contenu : le 3 août 2021

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